Showbiz'Art, bien sûr que le show biz est un art !

12.3.10 mis en ligne par Djé
La compagnie La Fabrique présente du 9 au 13 mars 2010 le spectacle "Showbiz'Art !" et convainc que le show biz est un art et le théâtre un vaste home-cinema. Si vous êtes toulousain, dépêchez-vous d'y aller. Sinon exigez une représentation chez vous.

// Showbiz'Art ! par Mallory Casas. Collaboration artistique & Création loumière : Antoine Dufour - Musique : Olivier Trénél. 75 min.//





Le contexte...
Petit rappel des circonstances qui m'ont entraînée voir ce spectacle dont j'ignorais totalement l'existence quatre heures avant la représentation :

Après-midi "glandouille geek" comme un autre. Tchat, réseaux sociaux, musique... Que faire ? La vaisselle ou la sieste ? Soudain le téléphone sonne. Mon coloc'. Etrange. Il appelle rarement à cette heure-là. Je décroche : «
- Allôôô ?
- Ouais, c'est moi. Ça te dirait d'aller au théâtre ce soir ?
- Au théââââtre ?!... << ( a long sarcastique, ben oui ! quand on est au chômage et sans revenus, aller au théâtre est un luxe ; les nourritures spirituelles c'est sympa mais ça ne remplit pas la panse... Enfin peu importe. Je ne vais pas vous raconter ma vie. Encore que j'aimerais bien...).
Au théâtre ?... euh... mouais pourquoi pas... mais pour voir quoi ?
- Je sais pas.
- Comment ça tu sais pas ? Mais quel genre, c'est de l'impro ?
- Ben je sais pas je te dis.
- Ah hum... tu proposes d'aller au théâtre et tu sais pas ce que tu vas voir ?
(
je ne comprends pas trop les gens qui vont au théâtre pour aller au théâtre, ou au cinéma pour aller au cinéma, mais j'aime bien mon coloc', je l'adore même. Il se trouve aussi que je suis particulièrement émotive, alors le théâtre, c'est quand même très violent. Il y a des degrés d'émotion, d'horreur ou de rire, que je ne suis pas tous les jours en mesure d'encaisser ; le théâtre c'est sans barrières, tout est transmis en temps réel, symétriquement entre les acteurs et le public. Ça peut être risqué, même si, il faut bien l'admettre, c'est souvent plaisant, revigorant... Mais peu importe. Je ne vais pas vous raconter ma vie. Encore que j'aimerais bien).
- Ben non je sais pas trop. On m'a suggéré d'y aller, mais t'inquiète hein, c'est pas du classique, pas du Molière, donc ça risque de ne pas être trop chiant.
- :-x
(ben moi le théâtre classique, j'aime bien. Et j'aime bien mon coloc', je l'adore même ; mais on dirait qu'il me connaît mal. Je me rappelle ce dernier Tartuffe que j'ai vu alors forcément j'ai une autre idée du théâtre classique maintenant ; et puis même, un trois actes en français classique, c'est peut-être bien ce qu'il m'aurait fallu justement. Mais peu importe, je ne vais pas vous raconter ma vie. Encore que j'aimerais bien).
Et c'est combien ?
- Je sais pas. T'as qu'à regarder sur Internet, pis tu me dis, c'est au théâtre du Pont Neuf...»
Ok. Google. "Théâtre du Pont Neuf". Ah ah... chouette ce petit site tout en spip ! "Dernière news : licence". Ok, bien, non... Programme ?! Ah oui là... Du 9 au 13 mars : "Showbiz' Art !" On y est ! Mmmm... Voyons voir le pitch....

LE PITCH >> "Bienvenue dans Showbiz' Art ; ou comment un producteur transforme un drame intimiste en superproduction sur fond de thriller sentimental. Tous les ingrédients conformes aux lois du marché seront là : une jolie maman célibataire, un dangereux psychopathe, un flic aux aguets et même… un super héros… Après le home cinéma et l’avènement du DVD, bienvenue dans l’ère du…home théâtre."

Bon ça a l'air sympa. Ça me dit bien. On dirait les présentations des spectacles d'impro de la Compagnie du Théâtre de l'Oignon. S'il y a d'aussi bons comédiens ici qu'à Strasbourg- ce dont je ne doute pas- alors ça vaut sûrement le coup d'y aller. Et vu la belle brochette de personnages, il y a des chances qu'il y ait au moins un ou deux comédiens qui me fassent triper... et rire surtout... ce qui ne peut pas nuire. C'est ok donc. Tarif quand même pour être sûr... Bing ! 12 Euros, c'est pas donné. Tarif chômeur 8 euros. Allez ok on y va.

Ce soir théâtre...
Petit théâtre perdu au fond d'une place carrée. Petit guichet, bar... Déjà je me sens bien. Les spectateurs sont là qui attendent l'ouverture des portes et les bribes de conversation qui m'arrivent aux oreilles me ravissent. La troupe est là aussi, accueillante, prête pour le show. Enfin les portes s'ouvrent. Un tout petit théâtre. Quelques rangées de bancs, en gradin, recouverts de mousse et de skaï rouge. Une belle scène. Au sol des carrés de bois peints en noir. Dans l'arrière-scène un rideau, noir aussi. Et cette odeur typique ! Je ne peux pas m'empêcher de glisser à mon coloc' : "C'est marrant, ça sent toujours pareil dans les théâtres, mélange de transpiration et de colle !?!". Entrés presque les derniers, nous nous retrouvons devant. Au premier rang on est aussi en première ligne émotionnelle.Ça devrait bien se passer quand même. Un garçon se présente sur scène et nous souhaite la bienvenue. Il nous annonce le spectacle : une nouvelle adaptation de "Hot Dog"... (ben mince ! ça me dit trop rien à moi "Hot Dog"**... encore un film de Tarantino que je n'aurais pas vu ?) Peu importe. Les lumières s'éteignent. J'attends les trois coups qui ne viennent pas. Lumière !

75 minutes de bonheur "Mother Fucker" !
Après je ne réfléchis plus à rien. Je suis bien. J'ai le "smile". Et il n'y a pas que moi. La première scène, les premières secondes, je suis déjà conquise. Par un acteur talentueux, hors du commun (Mallory Casas), plein d'énergie, entrée soignée. Il incarne, semble-t-il ?- un metteur-en-scène. Et nous public nous serions l'auteur. Ainsi le rêve lucide commence et pendant tout le spectacle cet état d'extase- d'autosatisfaction- ne nous quittera plus, ni moi, ni nous le public, ni aucun des personnages de l'intrigue nouée autour d'un dialogue classique de sourds- combat de David contre Goliath- entre l'auteur (côté artistique) et le producteur (commercialisation de l'œuvre). C'est autour de ce fil conducteur que les acteurs ou leurs personnages se succèdent, comme leurs scènes, de noirs en lumière, en une sorte de montage "cut" toujours rythmé, jamais lassant. L'héroïne, Karen, mère veuve désespérée, son fils, son chien, son petit oiseau, ses voisins, le gardien de la paix du quartier, le bel inconnu, le reporteur de presse... tous sont aussi bons les uns que les autres, et le tableau vivant, presque interactif, est réussi. Savoureux mélange parfois critique, souvent amusé, de soap opera à l'américaine, de films de science-fiction bon marché ou de documentaire-fiction tournant au fait divers. La société dans laquelle nous vivons est croquée avec justesse et finesse dans ce déroulé tragi-comique. Quelle bonne respiration, quelles belles tranches de rire, quelle énergie et quelle bonne claque aussi ! ... et quel remarquable travail d'écriture ! Pas un mot de trop, pas un accent ou une expression de travers. Tout se tient. Et tout coule presque de source.

Du cinema, de la télévision, du théâtre ?
J'aimerais bien vous en dire un peu plus, vous confier plus intimement tout ce que j'ai ressenti et pourquoi j'ai ri et pourquoi j'ai tant réfléchi et tellement apprécié le niveau de ce spectacle mais je trahirais et les auteurs et les acteurs. Ce serait tuer la pièce, ce serait mentir aussi. C'est un spectacle à vivre, à expérimenter, et à revoir aussi (certaines personnes du public -et moi-même!- avons "regretté" qu'aucune sortie DVD ne soit en préparation mais ce serait sans doute enlever la proximité avec le public qui donne tout son sens à ce show). C'était ressourçant ce petit voyage au pays de l'action, et on y reviendrait bien en effet. Mais ne vous y trompez pas, lecteur ! Le personnage principal de cette œuvre, ce ne sont ni l'acteur central -Mallory Casas, époustouflant, il faut saluer sa prestation !-, ni les autres acteurs ;), ni vous, ni moi, ni nous non plus le public... non non ! le personnage principal ici, c'est le théâtre... et toutes ses ramifications. Ce pourrait devenir un classique du genre s'il en existait un pour le catégoriser. Mais il n'en existe pas. Le point de vue de l'auteur- omniprésent, omniscient, sans cesse changeant- est mis à sac et nous emmène dans des univers connus via de nouveaux canaux. C'est sous cet angle impertinent que Mallory Casas crée un media novateur... où se pratique jusqu'au bout une ironie à mettre entre toutes les cervelles... Que vous veniez chercher l'humour, l'impro, le classique, le mime, la chanson, le conceptuel, l'imitation, le beau texte... ou le bel accent, vous serez servi.

C'est un show un peu bizarre... C'est une œuvre d'art. Chapeau !

G.G.
**Hot Dog est le titre de la première version de ce show créé en 2007 ; la mise en scène, le texte et les personnages ont été peaufinés depuis pour devenir "Showbiz'Art! ; ceux qui connaissaient l'histoire du spectacle n'ont pas tari d'éloges après la représentation. Mallory Casas a tenu à remercier Antoine Dufour, non seulement pour la création lumière, mais également pour son coup de pouce à la conception artistique.
+++
Showbiz'Art! fiche technique et contact :
Spectacle tout public à partir de 8 ans.
Genre : loufoque, décalé
Durée : 1 heure 10
Dimension plateau minimum :
Ouverture : 6m / Profondeur : 5m / Jauge : 150 m
Contact-diffusion presse : axellefarrugia@laposte.net / Tel. : 05 62 26 04 41

Présentation du spectacle sur le site du théâtre du Pont Neuf
En savoir plus View Comments

Twitter pour mon titoune, ma vivi et puis aussi ma p'tite sosso

5.3.10 mis en ligne par Fred
[Mise à jour] pour bien débuter sur twitter : des liens en fin d'article.
Twitter c'est pour mes pôtes, tout comme pour mon boulot. Twitter est un outil de communication. Je souhaite que certains de mes amis me rejoignent donc je choisis trois des personnes que j'adore et je vais leur donner,[vous donner], les premières étapes..

Il manque des choses bien sûr. Trois ans que je twitte et j'en découvre encore tout les jours, ici c'est vraiment les premiers pas.

D'abord allez sur http://twitter.com :


puis vous cliquez sur "s'inscrire maintenant" :


j'ai fait exprès de faire 1 erreur : on utilisant un pseudo très commun. Quand vous choisirez votre nom d'utilisateur essayez de le choisir assez court et facile à s'en souvenir. Il n'y a pas de problèmes à mettre votre vrai nom. N'est il pas déjà dans l'annuaire ? C'est juste que si on met son vrai nom c'est que l'on est dans la vraie vie , celle où est en costard et que l'on fait pas de blagues carambar ... et avouez que c'est quand même moins drôle... donc un pseudo pour être plus naturel,c'est pas mal non plus.

Une fois que vous avez tout bien fait passez à la suite :



et là vous vous demandez mais c'est quand que l'on voit la magie de ce fameux Twitter ? C'est un peu maintenant et c'est un peu dans la suite.vous aurez au même niveau le journal le Monde et moi ... Et si vous me dites que le Monde c'est pas aussi bien que moi , et ben je dirais que vous avez raison :P

Je vous conseille donc de vous balader dans les suggestions et vraiment de choisir comme bon vous semble, de toute manière si vous n'aimez vous pourrez les enlever. Et puis de toute manière votre seul vrai ami c'est moi :D

Avec l'étape suivante vous pourrez chez dans votre carnet d'adresse si une personne que vous connaissez est déjà sur Twitter. ça prend 5 minute de regarder, et vous pourrez avoir des surprises.


Dans la dernière page vous pouvez même chercher à partir de vrai nom / prénom. c'est une dernière étape , et comme toute dernière, il est bon de la bacler.., vous pouvez également chercher dans les abonnés , et les abonnements des compte que vous découvrez.

Après en cherchant bien sur google vous trouverez les gens qui peuvent vous intéresser.
par exemple twitter + rock, Twitter + litterature ou twitter + lol , bref c'est en furetant et en ajoutant les personnes au fur et à mesure :

Comment fait on pour ajouter ( ou s'abonner ) ? Il suffit d'aller sur le compte d'une personne qui vous intéresse (http://twitter.com/envoyespecial par exemple ) et cliquer sur "suivre" .. et voilà.

Et moi et bien c'est ( http://twitter.com/fred2baro) ;) à bientôt.

P.s : vous n'êtes pas obligé de passer par le site pour "Twitter", Il y a tout un tas d'applications pour windows, Mac et Smartphone évidemment. C'est par ici : http://twitter.pbworks.com/ dans Apps.
P.s2 : les phrases en 140 caractères ne disent pas tout d'une personne, il faut avant de lui répondre en faisant @(lapersonne), le "jauger" en lisant ces messages précédents.
MiseA jour :
Quelques liens pour apprendre comprendre :

Bon vous avez plus de raisons pour ne plus me suivre :D
En savoir plus View Comments

I love you

23.2.10 mis en ligne par Fred

Je vous aime. parce qu'au fond rien n'a de sens que l'amour que l'on porte aux autres. Les gens, les autres sont plus des fantômes que des êtres vivants, ils ne sont que l'idée que l'on se fait d'eux et ce n'est pas un mal. Je pense à Philippe qui m'a appris que c'était beau, que c'était merveilleux d'être curieux. On était au Maroc et il m'a expliqué comment fonctionnait un haut parleur... j'ai décidé à l'époque de devenir électronicien pour comprendre comment fonctionnaient les aimants et contrôler la transmission électrique. Je n'avais pas compris que le véritable mystère c'est ce qui ce trouve à l'autre bout de ce fil : la voix, la guitare, le piano. Mais Philippe n'est plus là, le crabe l'a bouffé comme mon grand-père près de 20 ans après. Mais ils sont là, à coté de moi je les aime. Ce qui fait qu'ils existent encore c'est ce lien d'amour. ça a commencé par du respect et l'envie de donner, le désir de partager avant de recevoir.

Je n'aime pas souhaiter une bonne année, parce que je sais qu'en cours de route il y aura quelque chose qui va briser mon souhait. Et je ne veux pas que ce cadeau qui m'est cher soit brisé. Mon souhait n'existe pas. rien n'existe. la seule chose qui existe c'est le lien, le lien seul est sacré, le lien seul procure de la joie quand il y a de la tristesse. Le lien rassemble quand la solitude se fait pesante, le lien que l'on crée avec le premier regard de notre bébé. et ce nouveau regard, ce nouveau lien avec cette femme qui nous l'a donné, ce miracle de la vie, Ce regard si différend et si proche d'un premier regard d'amour. Le lien avec un frère ou une soeur. Le lien avec ces amis qui d'une main sur l'épaule vous apaisent. parce que cette main vous rappelle que quand un lien se casse, un autre lien, beaucoup d'autres liens, plus forts, sont toujours là ou bien se créent.

Rien n'existe donc, tout ces objets qui gravitent autour de nous, qui nous endettent, qui nous appauvrissent d'autres objets. tout ce qui voudrait avoir du sens n'en a que parce que nous voulons nous lier à eux.


Rien ne vaut la peine d'être vécu sans vous, sans ce lien car la vie continue, la blugture continue. Frédérick 2 BARO a un peu de mal ces temps-ci à s'organiser, et à ne vivre que pour lui-même et la Blugture. Des rêves se réalisent - des bons comme des mauvais - et je me dois de les gérer. Quand tout cela sera tiré au clair, mes émerveillement culturels et les imaginariums viendront ré-alimenter ce petit recueil de bonheurs. En attendant, les vôtres restent les bienvenus évidemment, comme toujours. il vous suffit de regarder avec amour et l'inspiration viendra.

(ce billet n'est sponsorisé par aucune secte et je ne suis sous l'emprise d'aucune drogue :) )

En savoir plus View Comments

Lovely bones, Les jolis os de Peter Jackson

22.2.10 mis en ligne par Fred


Ce film va me marquer, à jamais. J'ai un poème de Baudelaire qui me tient profondément à coeur et me guide même. Il y a plusieurs livres et un en particulier l'oranger qui sans être extraordinaire reste gravé dans mes souvenirs. Il y a Wim Wenders qui me parle rien qu'à moi dans chacun de ses films. Et maintenant Il y a ce film qui me parle d'une douleur qui n'a pas de nom, si profonde que rien ne pourrait la décrire. Seules les oeuvres d'art savent cette magie. Il m'accompagne jours et nuit ces temps-ci. Et quand je veux décrire une douleur particulière, je dis que "c'est la douleur d'un père devant son enfant assassiné". Je n'ai pas vécu cette souffrance, heureusement, sans doute. Mais j'ai perdu un homme presque un père. Et avant qu'il ne parte j'aurais voulu qu'il sache à quel point il a compté pour moi. Grâce à ce film je sais que chaque fois que je le ressens, il le ressent aussi. Mais cette douleur n'est pas encore celle plus terrible qui est de perdre son enfant.

On est tous à un moment de notre vie la mère ou le père de quelque chose. Un bébé, une maison, une concrétisation, mais aussi de sentiments. Alors quand celui-ci meurt avant qu'il ait pu prendre son envol , avant même qu'il ait eu cette folle liberté qui précède de longtemps l'âge adulte, la douleur reste là . Et j'ai cette image du film où la jeune fille assassinée appelle désespérément son père d'où elle est. Mais Il n'entend pas. Parce que, aussi tragiquement vrai que cela puisse paraître lorsque l'enfant est mort on ne peut plus lui parler. Seul reste son souvenir. Et la douleur avec.

Allez le voir, s'il ne vous parle pas tout de suite, il reviendra vous hanter un jour de séparation, et quand enfin vous aurez assumé cette séparation. Il vous aidera à comprendre.


En savoir plus View Comments

The Bubble : Huis clos Net est le premier show internet parodié par la télé

22.2.10 mis en ligne par Fred

(Cette photo a une explication,
il va falloir lire l'article ;) )

La nouvelle émission The Bubble de la BBC me donne l'occasion de revenir sur l'expérience Huis clos sur le net. Huis clos sur le net est cette drôle d'histoire de journalistes qui voulait prouver qu'en s'isolant des médias traditionnels mais en restant connecté qu'à Twitter et Facebook, ils ressortiraient comme des sauvages aux yeux hagards. La conclusion a été dite sur le bout des lèvres sans trompettes ni tambour :
Maintenant que cette vacation/formation de journalistes dans le périgord est terminée : on peut enfin arriver à ce qu'était réellement ce coup médiatique qui tacitement voulait comparer voire ridiculiser sans faire l'effort de comprendre un enjeu autrement plus important. Certes il y avait un questionnement, mais au vu de la conclusion, le choc semble avoir abruti nos cher journalistes.

Un loft story de journalistes

De nombreux commentaires ont comparés cette "aventure" à Reality show. ceci n'en était pas un évidemment puisque qu'il n'y avait pas de dramatisation du quotidien.

Cela a donné l'idée a des producteurs anglais de Hat Trick Productions, qui produisent déjà un jeu sur l'information , d'isoler pendant une semaine totalement trois comédiens dans une maison dit-on hantée ( mais ça a aucun rapport avec le schmilblick, c'est juste pour la petite histoire ) puis de les faire visionner des fausses et des vrais infos.. le jeu consistant à déterminer le vrai du faux.

Le jeu, d'une durée de 30 minutes, a été diffusé pour la première fois Vendredi Soir sur BBC two, la télévision publique anglaise, vers dix heures du soir, autant dire en troisième partie de soirée pour les anglais.

La parodie et l'inspiration est formidable puisqu'elle pousse les invités (ici tous des comédiens avec des réparties hilarantes ) dans leurs derniers retranchements. Le comédien-animateur David Mitchell leur pose des questions très plausibles parmi lesquelles une et une seule réponses est vrai avec par exemple :


  1. L'application Istink pour savoir si votre haleine sent mauvais.
  2. La BBC refuse de faire participer ses journalistes à l'émission the Bubble
  3. Un dessin animé créée des personnages homosexuels pour faire accepter l'homosexualité.
et d'après vous qu'ont choisis les trois comédiens sur le plateau ? :
La firme d'Apple serait donc capable d'accepter tout et n'importe quoi ?


Je vais être honnête, la première démarche que j'ai eu, a été de chercher la deuxième info sur la BBC, m'intérressant au médias depuis longtemps, j'ai eu l'impression que l'info était plausible. Et en effet : La BBC a boycottée le jeu "the Bubble" et a interdit à ses journalistes de fabriquer de fausses news pour le site pour la simple raison que cela pouvait créer la confusion dans l'esprit du public.. La chaine -vénérable dame de l'information- a donc interdit à ses stars d'apparaitre dans le jeu avec de fausses informations et ne fournit aucun contenu autres que les archives et cela malgré que les infos doivent être de la semaine en cours. Les producteurs se retrouvent donc à créer leur fausses news avec des contenus provenant de chaines concurrentes : ITV et SKY TV. Vous voyez Nagui faire un jeu dont les images proviendrait de TF1 et Canal plus ? Ces chaines n'ont probablement pas eu peur parce qu'en tant que chaine privé, ils savent faire la différence entre info et spectacle, non ? A moins qu'ils ne la fassent plus ?

Bref, le débat fait rage en Angleterre parlant de déontologie d'un coté et de manque d'humour de l'autre.. Mais la vraie question est évidemment l'information spectacle où le fait divers est utilisé pour pour divertir .. et je me demande même si le buzz en lui même ne fait pas diversion d'un secteur souffrant de défiance

Une dernière question en guise de conclusion : si la BBC ne prends pas au sérieux un show qui lui même construit son divertissement inspiré par la mise en scène de journalistes français ... Qu'est-ce que cela fait de ces journalistes français à part des journalistes divertissants ?
En savoir plus View Comments

[Tatham] Le baiser de la lune

10.2.10 mis en ligne par Fred
Un article de Julien Tatham
Le dernier film de Sébastien Watel, Le baiser de la Lune, est loin d’être un conte à dormir debout ; il tend plutôt à nous laisser en éveil.

Ce court métrage d’animation (actuellement en tournage) est une histoire poétique qui aborde les relations amoureuses entre personnes du même sexe.

L’histoire : ce film raconte l’évolution du regard archaïque d’une grand-mère sur les relations amoureuses.

Prisonnière d’un château de contes de fées, une chatte, « la vieille Agathe », est persuadée que l’on ne peut s’aimer que comme les princes et princesses. Mais cette vision étroite de l’amour est bouleversée par Félix, qui tombe amoureux de Léon, un poisson-lune, comme par la lune, amoureuse du soleil : deux amours impossibles, pour « la vieille Agathe ». Pourtant, en voyant ces couples s’aimer, librement et heureux, le regard de la chatte change et s’ouvre à celui des autres. C’est ainsi qu’elle quitte son château d’illusion et se donne enfin la possibilité d’une rencontre…



Ce film, à l’intention des enfants de CM1/CM2, est évidemment aussi adressé à touts les tranches d’âge. Il est toujours important d’offrir à un large public différentes façons de voir une histoire, de la lire et nous proposer de découvrir d’autres rapports entre les personnages. La construction classique d’une intrigue, d’un scénario, a trop souvent cette complaisance de se structurer sur les mêmes axes de lecture , et ainsi reste reconnaissable. On aime être rassuré par ce que l’on voit et au détriment d’idées originales (apportant de nouvelles interrogations) on se sclérose dans des scénarios reconnaissables qui finalement s’accumulent alors qu’ils pourraient se résumer en un seul. Toujours voir la même chose pose subjectivement une règle de légitimité et finalement une vision très étroite de la réalité (même et surtout avec un conte). Sébastien Watel, lui, n’a pas pris le même chemin et c’est rassurant. La masse de films allant dans le même sens se proclame alors définition car leur multitude fait office de référence, or, l’histoire de l’art l’a toujours montré, c’est généralement l’auteur “isolé”, avec un autre point de vue, qui apporte un nouvel axe de lecture faisant ainsi apparaitre réellement un autre regard et du coup révéler son sujet grâce à cette différence.

Dans “le baiser de la lune“, le sujet est l’amour.

Alors on dira : rien de plus classique dans ce sujet ! Mais, par réflexe, les idées qui nous viennent à l’esprit, quand on entend amour, c’est une histoire entre un homme et une femme. Mais trêve de chabadabada, non ici l’histoire amoureuse concerne Félix et Léon. Il est vraiment intéressant de se débarrasser des vieux réflexes, car au bout d’un moment ça rouille. Comment rester persuadé de ce que l’on pense si les mêmes pensées reviennent sans cesse au détriment de l’apprentissage et de la remise en cause. Ne pas rester sur ses croyances que l’on croit définitives ouvre bien des horizons et je ne parle ici pas que d’art, évidemment. L’art d’ailleurs est rarement une fin en soit mais nous propose justement un autre axe de regard sur le monde. Sans en être toujours le but, une création a une valeur pédagogique forte car elle nous emmène avec différents outils à considérer autrement ce que nous voyons parfois peut-être trop du même œil obstiné. Ici nous avons affaire (à faire) avec un film d’animation, la technique de tournage est aussi riche que le sujet, les décors sont réalisés avec du sable qui se meut au gré de l’histoire, du pastel gras, des jeux d’éclairage…

(Voir ici différentes étapes de la fabrication du film)

En sus de cette prouesse technique, l’intention du film est loin d’être creuse, comme le dit le réalisateur : “Le baiser de la lune dépeint, de façon poétique, différentes façons de s’aimer, dont celle de deux « poissons-garçons ». À travers ce film, je souhaite apporter une meilleure représentation des relations amoureuses entre les personnes du même sexe. Il s’agit de montrer que deux hommes ou deux femmes peuvent s’aimer, même si leurs amours paraissent différents ou impossibles.

Ce film d’animation s’adresse à un public enfant, afin de lutter contre l’homophobie survenant à l’adolescence. Au-delà de la problématique homosexuelle, ce film est une lutte contre les discriminations, par un apprentissage du respect de l’autre et de sa différence. “

Mais alors voilà, le sujet crée (ô surprise !) la polémique. Certaines personnes imprégnées de “tolérance” et habitées par des valeurs étriquées décident d’attaquer l’amour, pardon le film. Finalement ces mêmes polémiques montrent bien à quel point ce genre de création a de l’importance et demeure extrêmement nécessaire, surtout quand il s’adresse à de jeunes générations. Les valeurs autour de la famille véhiculées par ceux qui veulent censurer le film aux plus jeunes montrent à quel point on tente encore aujourd’hui de scléroser une vision du couple (purée quand je pense que j’écris ça encore en 2010). Selon eux il y aurait une définition claire d’une structure familiale, une identité familiale (ça me fait penser à quelque chose ça). Car l’amour et l’éducation, on le sait bien, n’existent qu’avec un papa et une maman et les autres eh bien sont dénués de civismes et de sentiments, alors il faut les faire taire… Bref.

J’ai toujours été étonné, choqué, que l’on puisse ainsi poser (et le terme est choisi : sans mouvement), s’arrêter donc sur ce qui fait la différence. Ce qui est étrange car cela devrait être une source, une fontaine pour s’abreuver de ce que l’on ne connait pas. En quoi est-ce inquiétant de fréquenter ce qui est invisible à nos yeux, ce qui est étranger, pourquoi ne faire toujours que confiance qu’à ce que l’on connait, à ceux qui pensent comme nous, qui sont nés dans le même village et qui parlent la même langue, vous savez ceux qui pensent que c’est sain de toujours marier le rose avec le bleu. La palette est jolie ok, mais à terme cela devient bien pauvre de toujours vouloir faire les mêmes combinaisons. Il y a tellement plus de couleurs dans un arc en ciel, tellement plus de complémentaires. Un enfant, il faut lui montrer toutes les couleurs pourqu’il fasse ensuite son tableau. Si on ne lui propose que deux couleurs, la vision reste primaire. La vie dans laquelle il pénètre est déjà bien grise, alors laissons les réalisateurs leur révéler son éclat noir ou/et blanc. Viv(r)e le contraste.

L’amour n’a pas de mesure (la mesure de l’amour… etc), il n’y a rien d’héréditaire, c’est toujours novateur, on ne dépend de rien, il n’y a pas de costumes, il est et c’est tout. Alors s’il vous plait qu’importe comment on s’emboite, ce qui importe c’est que l’artiste puisse le conter et enrichir nos couleurs en rouge, jaune, noir, blanc, vert…



Le site du film

Soutenez le film, appel à souscriptions ici (merci pour l’artiste)

L’espace du mouton à plumes

baiser-de-la-lune
En savoir plus View Comments

[Donjipez]Découverte : Wooden Shjips, le psychédélisme ressort du bois

10.2.10 mis en ligne par Fred

Un article de Donjipez


Inconnus au bataillon jusqu’à hier, les voilà qui tournent en boucle depuis. Tombé sur ce Motorbike je ne sais plus comment, j’ai bien tenté de les googliser. Sans trouver grand chose à se mettre sous la dent. Juste assez pour corroborer la première impression laissée dans ce clip bien cheap par une guitare fuzz façon psyché, une rythmique caverneuse, lancinante, répétitive et une voix spectrale qui évoque Alan Vega.


Rock-trance et influences garage estampillées post Sky Saxon pour ce quatuor de San Francisco composé de Omar Ahsanuddin (batterie), Dusty Jermier (basse), Nash Whalen (orgue), et Ripley Johnson (guitare et chant). Au compteur : trois LP depuis 2007, dont le dernier, Dos, l’an dernier, produits et distribués par le label indé Holymountain; et un à venir le 30 mars, qui comportera des reprises du Vampire Blues de Neil Young et du Contact de Serge Gainsbourg.


Wooden Shjips, avec le look improbable de membres semblant sortir d’un acid test rétro, a sa page sur MySpace (ici) et son propre site (). Comme pour leurs cousins de revival (Black Angels, Asteroid#4…), leurs morceaux en mode psychédélique revisité sont addictifs comme un champignon hallucinogène surdosé. Quand on y a goûté, on a une fâcheuse tendance à y revenir.


Extrait du précédent album, le deuxième et donc (?) baptisé Volume 1, le clip de Dance, California :



[Edit : Ca doit s'appeler avoir de la suite dans les idées. J'avais découvert, apprécié et commenté ce Motorbike sur le blog Pomme de Pin il y a quelque temps. Et dû garder la vidéo dans un coin :) ]

En savoir plus View Comments

L'Itablet, ou l'Ipad d'Apple dans les écoles en France en 2011 ?

22.1.10 mis en ligne par Fred

Hachette serait en pourparlers avec la Firme Californienne de Cupertino pour vendre ou mettre à disposition sur les Futurs Itablet ( ou Ipad, ou Islate) des livres évidemment, mais à destination de public scolaire également.. (!)

J'avais cru pouvoir éviter le buzz du moment... Apple avec son rouleau compresseur distille les informations les unes après les autres et envahit les médias. J'aurais pu passer à coter si je n'étais tombé sur l'information cité plus haut.

Lagardère-Hachette suit depuis longtemps les évolutions de la technologie des livres électroniques, les E-book. Evidement le sujet touchant directement à l'exception culturelle française il faut y aller avec des pincettes et Arnaud Moury, PDG d'Hachette Livre déclarait en Octobre 2008 :

le "Reader " de Sony ne fatigue pas les yeux. C'est une technologie sympathique qui a fait d'énormes progrès en cinq ans.
Il y a d'autant plus une bonne raison de s'intéresser au sujet que Les éditeurs gagnent de l'argent avec les E-books et que cela devrait s'accentuer. Ils ont donc logiquement déjà commencés à avancer leur pions en demandant que la TVA soit de 5,5% sur ces futurs ventes (TVA qui est à l'heure actuelle encore de 19,6%). Ce n'est pas encore gagné puisque le ministre de la culture Frédéric Mitterrand qui semble s'adapter plus vite que Christine Albanel à cette révolution numérique et culturelle, demande que ceux-ci créent leur propres portails de vente d'e-book afin de faire concurrence à Amazon et Sony. Un mic-Mac économico-littéraire bien loin des erreurs de stratégies qu'il y a pu y avoir avec l'industrie de la musique ou du Cinéma. Au moins le sujet est pris au sérieux.

Pourtant l'analyse n'est pas complète et l'apparition de cette nouvelle culture montre qu'il ne s'agit pas d'ouvrir simplement de nouvelles sortes de boutiques, mais de s'adapter à nouveaux comportements. Je dois parler une langue bizarre mais cela montre bien la distance encore à parcourir pour REELLEMENT faire concurrence à cette nouvelle offre venu de l'ouest.

Car le livre numérique reste peu diffusé en France et c'est donc bien la faute à la frilosité conservatrice des éditeurs. L'économie de marché prendra donc des décisions à sa place et l'annonce de la tablette de Apple la semaine prochaine va faire débarquer en France d'ici cet été ou la rentrée prochaine ce nouveau produit qui plus qu'un simple écran de lecture sera également un ordinateur avec de nombreuses applications un peu comme l'Iphone mais en mieux. cela a déjà crée de nouveaux besoins qui ne manqueront pas d'être amplifié...

Le magazine Wired a déjà prévu de diffuser sur I-tablet et en fait la démonstration :




A la Rentrée ?

La tablette sera annoncée la semaine prochaine le 27 janvier, et en vente au US au mois de Mars. elle est prévu en Europe pour le printemps. en France ce sera peut-être en Juin- Juillet mais probablement à la rentrée. Le prix sera environ de 700€ mais des accords sont passé avec Orange pour faire un abonnement et baisser le prix total et avec le contenu qui va bien. En effet les discussions en cours indiquent que le catalogue de publications ne se limitera pas à la rentrée littéraire, mais inclura également des livres pour l'éducation nationale. Je fais là une déduction compte-tenu de cet article. Apple serait donc en discussion avec plusieurs éditeurs dont la section "scolaire" de McGraw-Hill. Cette société ayant décidé de renforcer son investissement dans ce secteur en plein développement. Hachette serait également en discussion même si le porte parole de Hachette Book Group ,Sophie Cottrell, se refuse à tout commentaires.

De l'intérêt pour l'édition scolaire de Apple et des conversations je déduis donc qu'il est possible que des expérimentations dans des écoles en France avec des I-tablet soient envisageable dés la rentrée 2011. C'est un pari qui ne me paraît pas invraisemblable. Même si faire de la prospective à plus de six mois est un jeu dangereux de nos jours.

En perspective donc de belles applications dans lesquels nos gamins pourront lire du Flaubert en jouant avec l'application Disney, découvrir les maths avec les parcours Ronald Mac Donald, apprendre à faire de la géographie avec un jeu de stratégie pour deviner l'implantation des usines Coca-Cola dans le monde et apprendre à écrire avec les avions de Lagardère-EADS et les Tanks Leclerc... YAY !!

En savoir plus View Comments

In the Air : prenez la vie comme un Clooney

21.1.10 mis en ligne par Fred


être ou ne pas être seul ...Au fond la question se pose à tous à un moment ou à un autre de sa vie. George Clooney incarne un personnage qui choisit d'en faire un mode de vie. Le film n'essaie pas d'y trouver une origine , "Post hoc ergo propter hoc" (à la suite de cela, donc à cause de cela). C'est un fait. Pas de blabla psychologique Cet homme est seul et explique dans des conférences comment se débarrasser de tout ce qui nous alourdit dans la vie, de tout ce qui nous empêche d'avancer. "the slower we move the fastest we die" (plus lentement vous bougez, plus vite vous mourrez").

Evidemment, le sens commun nous entraine à penser que le monsieur va rencontrer la femme de sa vie, et qu'il renoncera à ses principes, mais évidement la vie n'est pas aussi simple. et malgré ses heures de vol, il en est durement blessé.

Georges "what-else" a été nominé pour un Golden Globes pour ce rôle plein de sensibilité. Je trouve qu'il a réussi à mettre une douceur exceptionnelle dans ce film et qu'il arrive à nous prendre à contre pied avec une impressionnante sensibilité (c'est le maître mot).

Vu depuis plusieurs jours déjà, il me hante encore. J'ai l'impression d'avoir vu un film de Wim Wenders. C'est un film d'un "jeune" plein de promesses : Jason Reitmann, le réalisateur de Juno , que je dois être le seul sur Terre à ne pas avoir vu.

Le travail de Jason met le doigt sur les dysfonctionnements de notre société qui nous poussent à être seul, et en fait même un outil de promotion social. Et quand même les voyages pousserait à échapper à l'attachement, il pointe comment la technologie pousse encore plus à ne plus rencontrer. C'est fait avec talent, doucement.. ça ne peut que vous toucher durablement.


Un film de Jason Reitmann
Avec George Clooney , Anna Kendrick, Vera Farmiga.
Sortie le 27 Janvier.
En savoir plus View Comments

Dirty Bomb, concert de l'année dans le Grand Est

31.12.09 mis en ligne par Djé
Chers lecteurs de la Blugture bonjour. Il est bien difficile de juger ou classer des artistes tous aussi bons et courageux les uns que les autres et tenter d'en détacher un ou deux parmi la multitude.
D'autant plus difficile que- évidemment !- un seul correspondant ne peut pas assister à toutes les manifestations culturelles, nombreuses... y compris hors de la capitale.

Pour moi la plus belle surprise de cette année aura été la découverte à Mulhouse de l'artiste américain Filastine. Seul sur scène en Alsace (l'artiste est parfois accompagné de chanteuses, musiciens ou DJ), l'as des percussions et du V-Jaying aura mis le feu au parterre de la scène du Noumatrouff devant un public venu écouter Amon Tobin ou The Herbalizer.

Pourquoi Filastine ?
Parce qu'il me semble que la performance "Dirty Bomb Tour" présentée au monde entier tout au long de cette année est le projet artistique le plus abouti, le plus dans son temps. Dans le contexte actuel de psychose "terroristique", il faut d'abord un certain cran pour intituler un album "Dirty Bomb". Et puis surtout l'album mélange avec brio de nombreuses langues dont le français, l'arabe, l'espagnol, le Bahasa et bien sûr l'anglais. Appel à la prise de conscience citoyenne, la performance de Filastine est sublimée par le mix video.
L'artiste le décrit lui-même en ces termes :
"Je peux parler bien mieux avec la projection video qu'avec la musique seule... de la politique par exemple. Avec la musique je peux m'exprimer assez bien- je suis musicien plus que régisseur video !- mais avec la video les gens peuvent comprendre des choses qui ne peuvent pas être transmises par le seul rythme. En ce sens le rythme et la video sont un moyen de véhiculer l'information. (...) C'est toujours une danse, parce qu'il ne faut pas être ennuyeux, mais il ne faut pas non plus tomber dans la frivolité ; cela permet de proposer des choses, des idées, des courants philosophiques... sans utiliser le marteau". (source : ITW Radio Televisión Española - RTVE.es, Sonar 2009, Barcelone).

Il tape sur un Caddie®...
En ces temps d'après-crise il ne faut pas se méprendre. Si Filastine maîtrise à la perfection le mix et ses machines (boîtes à rythme électroniques, ordinateur portable, videoprojecteur, etc.), il sait aussi se contenter d'un Caddie® de supermarché pour transmettre son message (une bonne chose quand la logistique internationale ne suit pas toujours!). Sur scène le virtuose passe en revue- comme on égrènerait un chapelet !- tout une batterie d'instruments à percussions ; la sensualité avec laquelle le jeune homme fait par exemple sonner sa derbouka a de quoi inspirer !... Avec cette certitude : "Le tambour est le centre de la musique".

Tout cela pour mieux nous alerter, pour mieux dénoncer les mauvais chemins que le monde a pris jusqu'ici. Critique mordante de la société de consommation, taper sur un Caddie® reste évidemment un symbole ; les intellectuels s'expriment encore comme ils peuvent, et la musique y aide.

Après avoir passé l'année à parcourir le monde en délivrant son propre message, l'artiste a directement enchaîné sur un projet de clinquante fanfare à deux roues à l'occasion du sommet de Copenhague sur le climat (Sound Swarm Project, The Bike Bloc). Empêché- comme bien d'autres !- d'exprimer par la musique la colère des citoyens du monde, le bricoleur-geek de l'ère post-industrielle est sans doute l'un des grands philosophes de notre temps. Il suffit pour s'en convaincre d'aller jeter un œil sur le blog support à "Dirty Bomb"... où l'artiste observe avec rage, désespoir, tendresse... humanité en somme... ce monde qui est le nôtre. (cf. "Filastine Frequency, Observations on the Beginning of the End of the World").

Nous souhaitons à Filastine une année 2010 riche en nouvelles rencontres et productions...

Farewell
Quant à moi... eh bien ma résolution 2009 ayant été "quitter Strasbourg" afin de me consacrer à la rédaction d'un roman de sciences-fiction, je lance ici un appel à la relève dans le Grand Est... A bon entendeur...

E Johr isch schnell erum... Guten Rutsch ins 2010 !

Djé
(crédit photo : Sitoo on Flickr)



Filastine online :
www.filastine.com
www.myspace.com/filastine
Filastine Frequency, Observations on the Beginning of the End of the World

Salles de concert en Alsace....
En Alsace et à Strasbourg notamment, l'année 2009 aura été une année un peu triste avec la disparition du local "L'Elastic". Cette salle alternative , mythique !, créée en 1994 n'aura pas trouvé de repreneur. Pour l'instant l'endroit, situé rue des Orphelins à Strasbourg, reste vide. Après quinze années de bons et loyaux services, les propriétaires et fondateurs de ce lieu ont décidé de se mettre au vert et de se consacrer à leur vie de famille. Côté salles encore, la scène du Molodoï, adjacente à la Laiterie, aura failli péricliter mais bonne nouvelle, après une soirée de soutien organisée fin novembre, le bail a été renouvelé et donc le Molodoï continuera à accueillir concerts, soirées ou performances, à des prix excédant rarement 8 euros. Il faut s'en réjouir.


Agenda 2010, Festivals Grand Est*:
Artefacts, Strasbourg (67), 16, 17 et 23 avril 2010 (programmation en cours)
Le Fond du Jardin de Michel, Bulligny (54), 13, 14 et 15 mai
Festival international de Musique universitaire (FIMU), Belfort (90), 22, 23 et 24 mai
Festival Contre-temps, Strasbourg (67), 3 au 16 juin
Rencontres et Racines, Audincourt (25), 27 et 28 juin
Eurockéennes 2010, Belfort (90), 2, 3 et 4 juillet
Décibulles, Neuve-Eglise (67), dernier week-end de juin
Festival Bêtes de Scène, Mulhouse (68), mi-juillet (?)
* ndlr : liste non exhaustive

Archives 2009, Blugture Grand-Est:
Ne ratez pas MeliSsmell à Paris, 29 novembre 2009
Redécouvrez le Swing avec les Sales Timbanques, 7 août 2009
J'étais à la soirée Computer World, j'ai découvert Caterva, 14 juin 2009
Manuel Etienne, nouveau morceau sur MySpace, 8 mars 2009
Chapel Hill "Songs to Die for", premier album+tournée, 22 février 2009
En savoir plus View Comments

L’illusion conjugale

13.12.09 mis en ligne par Baci

Jeanne et Maxime sont mariés depuis un moment et toujours amoureux. Jeanne a toujours soupçonné Maxime d’être resté un coureur. L’heure des aveux aurait-elle sonné ?

Le théâtre pour commencer est un petit bonbon. Caché au fond d’une cour, assez petit, il me semble délicieux.

Une fois installées, pas le temps d’un soupir, ça commence déjà, on était très juste. Quelques regards complices pendant la pièce, un ou deux chuchotements discrets sur nos voisins ou la robe d’Isabelle Gélinas, pas plus. Nous regardons attentivement.

La pièce part très fort, un couple apparemment marié depuis un petit moment discute calmement de leurs aventures extra-conjugales respectives. Ou plutôt, Madame cuisine Monsieur. Elle sait qu’il a eu des maîtresses, elle veut savoir combien. Ok répond-il, mais alors je veux savoir pour toi.

Un accord semble passé. Maxime commence et annonce 12 femmes. Il insiste pour que Jeanne lui dise à son tour son tableau de chasse : un seul.

Ce n’est pas un vaudeville, il n’y a donc pas d’amant caché sous le canapé, de maîtresse enfermée dans la buanderie, de portes qui claquent, de domestiques dans la confidence. Ca ne va pas à 100 à l’heure au rythme de rebondissements rocambolesques. Mais ce n’est pas pour autant sinistre. Au contraire, j’ai trouvé la pièce plutôt drôle, les acteurs pas mal du tout. Mention spéciale à José Paul dont j’oublie toujours le nom mais qui parvient très bien à faire passer des choses, même en silence. La mise en scène mise justement beaucoup sur les comportements non verbaux des personnages, ça rajoute une dimension visuelle à cette pièce au décor assez vide finalement.

Surtout, j’ai été fascinée par le jeu auquel se livre ce couple. Parfois limite mal à l’aise, je les regardais se porter les coups, avec le sourire. Au bout d’un moment, on ne sait plus très bien qui manipule qui, qui ment, qui souffre, qui a intérêt à faire durer ce petit jeu.

Et toutes ces questions soulevées en filigrane : est-ce qu’un seul amant, c’est plus grave que 12 ? Peut-on continuer à aimer quand on ne fait que mentir ? L’amitié est-elle au-dessus de l’amour ? Vaut-il mieux savoir qui sont les amant(e)s ou rester dans le flou ?

Au Théâtre de l’œuvre à Paris jusqu’au 20 décembre.
En savoir plus View Comments

1/2 - Vidéo Officielle de la Flashmob du Louvre :Interview de Roxane PLANAS

1.12.09 mis en ligne par Fred


Il y a tellement de choses à dire sur ce Flashmob que je vais le faire en plusieurs fois, et à toute princesse tout honneur, Roxane qui a été la magicienne en chef de cette manifestation éclair :
Je l'avais déjà interviewé à l'occasion du Flashmob Beat It. Ici c'était pour http://www.24enfants.org, une opération destiné à soigner 24 enfants grâce à l'association de la chaîne de l'espoir.

Est-ce que c'était une opération payé ?


Je connais la Chaîne de l’Espoir depuis longtemps et quand Cécile m’a demandé d’imaginer un happening pour le lancement de l’opération « 24 jours pour 24 enfants », il a toujours été convenu que ce serait un événement que nous organiserions bénévolement pour faire buzzer l’action de la Chaîne de l’Espoir. Tout le monde était bénévole, La BAB, tout comme La Chaîne de l’Espoir, c’est avant tout un réseau de bonnes volontés mis au service d’une jolie cause. Nous avons seulement eu un petit budget pour la location du matériel (qui a été âprement négociée par notre réalisateur !), tous les cadreurs sont venus bosser pendant tout un week-end pour la bonne cause !


Combien étiez vous à organiser hors danseurs mais avec les cameramen ?


Nous sommes 6 dans La Bande à Bordel : Nathaniel (le réalisateur), Lior, John, Rachel, Yoram et moi. Pour le happening, Nathaniel a recruté 7 cadreurs parmi ses amis. Nous étions donc 13 plus 3 amis qui nous ont prêté main forte le Jour J pour la musique.


Comment c'est passé la négociation avec le Louvre ?


Au départ, je partais dans l’idée d’organiser le happening dans une gare, nous en avons repéré plusieurs, pris des photos, établi des premiers contacts…. Et un jour, je pense à voie haute et je dis devant les autres « le Louvre quand même ce serait top ». il n’en faut pas plus à La BAB, c’est la force de notre groupe, il suffit que l’un ait une bonne idée – mais irréalisable – pour que les autres soient ultra motivés. J’ai donc écris un joli mail à Henri Loyrette… mais ce qui a réellement débloqué la situation c’est l’implication de l’Opéra National de Paris et de Marie-Agnès. Brigitte Lefèvre, directrice de la danse, s’est vite laissée convaincre et en a parlé à Henri Loyrette, l’un de ses bons amis. Il faut dire que le lieu était à la hauteur des artistes qui nous ont accompagnés dans cette aventure !


Qui a décidé quoi ?


J’ai été chef de projet pour cette flashmob, j’ai apporté l’idée, le principe, la musique, les contacts… ensuite, j’ai appelé les autres et ils ont adoré l’idée ! C’est Nathaniel qui s’est occupé de toute la réalisation des plans.


Comment s'est décidé le choix de la musique ?


Dès le début, j’ai pensé au Beau Danube Bleu parce que c’est une mélodie rythmée qui permet une intégration progressive. Pour les autres musiques en revanche, ça a été plus long et fastidieux… Je suis partie 5 jours m’exiler à la campagne avec un Ipod et deux ordinateurs. J’ai passé mes journées et mes nuits à écouter de tout sur Deezer. Je faisais des enregistrements avec mon téléphone portable de choses très différentes que j’envoyais à John, il mixait proprement et nous envoyions à Marie-Agnès pour avis. J’ai sollicité tous mes amis musiciens pour avoir des idées. J’ai eu une révélation en écoutant "Hey ya" d’OutKast et c’est l’un de mes amis, qui m’a suggéré Queen et les cloches de Daft Punk. Un vrai travail collectif !

Quelques musiques que nous avons failli choisir : « That’s not my name » des Ting Tings, un passage de « Black or White » de MJ, …


Avez vous déjà un autre projet ?

Nous avons peu dormi ces dernières semaines et l’important pour l’instant est de gérer le buzz autour de la vidéo. Une fois que l’excitation sera un peu redescendue, nous pourrons réfléchir à un nouveau projet…


Merci pour ta disponibilité Roxane, exemplaire, et de ton bel enthousiasme.
La suite : les répétitions, des photos, la playlist, des musiques et plus encore dans le prochain billet.
En savoir plus View Comments

Ne ratez pas : MeliSsmell en concert à Paris !

29.11.09 mis en ligne par Djé
On l'avait découverte petite fille en mars 2008 en première partie des Chapel Hill, seule à la guitare avec ses couettes et ses jambières à rayures colorées, la voilà devenue femme !

MeliSsmell est désormais accompagnée sur scène d'un guitariste et d'un violoncelliste. La puissance de sa voix et la portée de ses textes n'en sont que mieux mises en valeur. Le groupe qui vient de se produire à plusieurs reprises dans le Grand Est poursuit sa route vers la capitale et il faut vraiment le voir (l'entendre) pour le croire.

Le dernier concert alsacien, à Strasbourg au Café des Anges mardi dernier a laissé le public "ravi", "content", "bouche bée" "épaté" "wouaouh" "grandiose"; on la compare volontiers à Jacques Brel ou encore Edith Piaf, et c'est bien justifié.

MeliSsmell est belle (et sexy!), impertinente (voire effrontée), engagée (un rien militante), souriante (radieuse tout le temps). Elle prend des risques dans ses jeux de scène et à la voix, elle se donne et elle se mêle, avec espièglerie, d'amour, de politique, de société, de souvenirs d'enfance...

S'inspirant fièrement du groupe de rock français Noir Désir, MeliSmell chante lalalala, la Marseillaise ou l'Internationale à sa façon, mieux que l'originale. Encore un peu maladroite sur les talons qui ont remplacé les baskets- ce qui ajoute encore à son charme !- l'artiste crie, pleure, hurle, de rage ou de désespoir face à nous et à nos moeurs bancales et corrompues, puis elle rassure, sussure, et adoucit le monde en une berceuse éternelle. Elle convainc.

A ne rater sous aucun prétexte !
MeliSsmell en concert le 1er décembre aux Trois Baudets

Exclu blugture !
Vous n'aurez peut-être pas l'occasion d'entendre Melissmell reprendre Edith Piaf (sauf si vous insistez) ou si le guitariste casse une corde, comme ce fut le cas au Café des Anges (Strasbourg, 24 novembre 2009). MeliSsmell chante "Rien de Rien" :



MeliSsmell sur Myspace : www.myspace.com/melissmell

En savoir plus View Comments

Avec Kassovitz, Une tweet- conférence sur la science

17.11.09 mis en ligne par Fred
La première tweet-conférence pour vous! fidèles lecteurs !! le 17 Novembre à 19h.



J'aurai la chance de dialoguer avec Matthieu Kassovitz (réalisateur/acteur), Léopold Eyharts spationaute qui a participé à une mission dans la station internationale , Alain Cirou rédacteur en chef du magazine Ciel et Espace et Hervé Cotin astrochimiste , ouais rien que ça .. Et ça sera à Paris et dedans vos petits écrans. Vu que c'est une belle expérience, je vous ferais partager ça. D'une ici : en posant vos questions en commentaires, D'autres part sur Twitter en m'adressant les questions @fred2baro , d'autres part en utilisant le Hashtag (la balise, on dit en français ) : #cnes.

Sur quel sujet ?
Ben comme ça au débotté, je dirais sur la recherche spatiale : où vais-je, d'où viens-je, et dans quelle étoile j'ère .. Il y a tout un tas de sujets entre le fait de trouver de l'eau sur la lune, la fin de la planête, la fin de l'univers, la naissance de l'univers, les trous noirs (j'en vois un qui a une idée mal placé là..) à quoi sert le LHC (le lait acheté), et Mars dans tous ça ? Est-ce que Véga, ça existe pour de vrai ou seulement dans Goldorak ? A quand une nouvelle star pour devenir spationaute ?.... Bref je vous laisse vous exprimer. Je suis certains que vous saurez m'étonner avec des questions surprenantes.

En quel honneur ? En l'honneur du tweet du CNES ( @cnes_france ), oui ça suffit, et ça sera à l'arbre à palabres aux Halles.

Allez GO !! à vos questions
En savoir plus View Comments

[Julien Tatham]mesure sonique

3.11.09 mis en ligne par Fred
Julien Tatham est de ses étoiles que l'on croise par miracle et qui nous éclaire de sa tendresse. je l'ai rencontré ici et j'ai la chance depuis d'être de ses amis, j'ai le plaisir de vous présenter sa première contribution au site de la blugture.


Sonic Youth " Palais des congrès" - 25-10-09 - Paris - photos © j.tatham 2009


sain, mature, honnête,
subversif, intemporel, progressif
voilà ce que mes sens m'ont chuchoté après le concert, du rock aussi fabuleux que massif



Sonic Youth

Sonic Youth " Palais des congrès" - 25-10-09 - Paris - photos © j.tatham 2009

Je me sens touché, de plus en plus vivant et libre à chaque fois que je les vois, à chaque fois que j'entends cette mélodie sonique toute en rupture.

J'étais un fan des Cure plus jeune (d'ailleurs je me demande parfois comment on peut devenir vieux, si on ne cesse jamais de s'alimenter de l'énergie des croyances de sa jouvence), mais avec Sonic Youth, je ne peux plus parler de fanatisme, le mot est loin d'être adapté; désormais c'est une toute autre approche. Ici, on peut parler de respect lié principalement à ce qu'ils nous donnent.

Oui... du bon rock, du vrai, du créatif, loin d'être bloqué dans ses certitudes, de la musique qui est en recherche perpétuelle, un art qui remet en cause la soupe habituelle, en quête de son intègre véracité. Ici, on ne fabrique pas, on ne pinaille pas; on propose. Par des interrogations parfois impulsives, laconiques ou soudainement brutes, presque animales... il y a ce quelque chose de primal qui nous sauve et nous permet d'ouvrir puis de nous ouvrir.


D'un point de vue artistique, c'est toujours comme ça que j'ai imaginé la musique, et Sonic Youth est le pur écho de cette quête. Avec Sonic Youth, le rock peut être.


Après un de leur concert, presque une performance, je me sens rassuré. Allant au-delà de leurs propres limites, dépassant un quelconque cadre dans lequel ils pourraient eux-mêmes s'enfermer, ils ne cessent de briser en fragments les frontières trop délimitées. Et c'est sûrement dans cet espace, au delà des marques, qu'il y a le lieu magique où tout est possible.


Ouverts d'esprit, ils nous ouvrent les yeux. Mon coeur, lavé, récuré est prêt à être rempli de nouveau. Les brèches sont permises et utiles. Je retrouve la force...


Sonic Youth " Palais des congrès" - 25-10-09 - Paris - photos © j.tatham 2009



Après chacun de leurs shows, l'art demeure, et me concernant je sens à fleur de peau qu'il va rester, grandir pour nourrir ma vie. Ils nous donnent tant et surtout maintiennent la foi, cette même foi qui se fait attaquer chaque jour. Je ne parle pas de foi religieuse, non. Juste de celle qui donne de la texture à nos vies, ce quelque chose d'invisible qui nous permet de nous projeter face et en dehors de soi, cette foi qui est la base de toute existence.


Sonic Youth " Palais des congrès" - 25-10-09 - Paris - photos © j.tatham 2009



L'intelligence se résume parfois avec un son. Et ce n'est pas comment faire un son qui a besoin d'être appris, c'est l'écoute qui a besoin d'être exercée, disponible pour être lucide face à la folie que nous pouvons assumer pour nous enrichir.


C'est parce que nous avons été nourris que nous pouvons ensuite continuer à créer, parce que nous avons reçus.


Nous avons toujours besoin d'attraper ce que nous entendons, nous sommes trop souvent inattentifs et nous écoutons toujours les mêmes sons de cloches alors nous perdons les sens nouveaux et devenons d'une certaine manière sourds puis muets. Car nous pouvons toujours entendre si nous sommes attentifs, nous oublions simplement et régulièrement de voir d'où vient le son, de situer sa provenance. De toute façon qu'on le désire ou non, c'est là, né d'un petit quelque chose qui a des choses à dire... il ne nous reste plus qu'à lui répondre.



Sonic Youth " Palais des congrès" - 25-10-09 - Paris - photos © j.tatham 2009







vidéo faite avec la camera de mon appareil photo :


Sonic Youth from Julien Tatham on Vimeo.



Autre article sur Sonic Youth de reflecting story (http://reflectingstory.com/art-creations/sonic-youth/)
site officiel de Sonic Youth (http://www.sonicyouth.com/)
En savoir plus View Comments

[Sosso] Mariee Sioux au Café de la danse

1.11.09 mis en ligne par Fred




Je Peyotle, Tu Peyotles, nous peyotlons à Nevada city... Relire Dalva de Jim Harrisson, se souvenir de Sitting Bull, porter des sacs à franges, chuchoter des secrets dans le creux d’un rocher et connaître enfin son animal totem. Dans la famille petite indienne je demande Mariee Sioux. 8 chansons si joliment ciselées dans « Faces in the rocks », son premier album qui date déjà de 2007. Flûte, arpèges délicats, « banjo blues » et une voix flottante comme de la soie qui vient vous caresser les oreilles. Hier soir au Café de la danse, seule ou avec Matt Bauer, immense bucheron timide, tous 2 maquillés façon Halloween. « Tonight we are all dead », fantômes charismatiques pour un temps suspendu au bord de la rivière où l’on entend les berceuses de maman ours au pays de "Bravitzlana Rubakalva", "where we can watch all the miracles happening". Nagawika je suis, Mariee sioux j’écouterai.




En savoir plus View Comments

La blugture en quelques mots

La blugture est un WebZine culturel collaboratif avec plus de dix auteurs qui ont déjà été invités ou qui participent activement. N'hésitez pas à proposer vos textes. Le ton du site et des articles se veut enthousiaste, sincère et original. Contact : Blugture@gmail.com

La blugture à domicile

votre courriel


Nuage des bonheurs

La carte de la blugture

La vlogture : toute les vidéos faites pas la blugture Devenez Fan sur Facebook Suivez la blugture sur Twitter Les vidéos de la blugture sur DailyMotion toutes les photos de la blugture et plus encore

les gens qui passent et qui gardent un souvenir

Parlez des artistes qui vous ont ému !

Commentaires

Recent Comments

Powered by Disqus