Showbiz'Art, bien sûr que le show biz est un art !
12.3.10 mis en ligne par Djé
La compagnie La Fabrique présente du 9 au 13 mars 2010 le spectacle "Showbiz'Art !" et convainc que le show biz est un art et le théâtre un vaste home-cinema. Si vous êtes toulousain, dépêchez-vous d'y aller. Sinon exigez une représentation chez vous.// Showbiz'Art ! par Mallory Casas. Collaboration artistique & Création loumière : Antoine Dufour - Musique : Olivier Trénél. 75 min.//
Le contexte...
Petit rappel des circonstances qui m'ont entraînée voir ce spectacle dont j'ignorais totalement l'existence quatre heures avant la représentation :
Après-midi "glandouille geek" comme un autre. Tchat, réseaux sociaux, musique... Que faire ? La vaisselle ou la sieste ? Soudain le téléphone sonne. Mon coloc'. Etrange. Il appelle rarement à cette heure-là. Je décroche : «
- Allôôô ?Ok. Google. "Théâtre du Pont Neuf". Ah ah... chouette ce petit site tout en spip ! "Dernière news : licence". Ok, bien, non... Programme ?! Ah oui là... Du 9 au 13 mars : "Showbiz' Art !" On y est ! Mmmm... Voyons voir le pitch....
- Ouais, c'est moi. Ça te dirait d'aller au théâtre ce soir ?
- Au théââââtre ?!... << ( a long sarcastique, ben oui ! quand on est au chômage et sans revenus, aller au théâtre est un luxe ; les nourritures spirituelles c'est sympa mais ça ne remplit pas la panse... Enfin peu importe. Je ne vais pas vous raconter ma vie. Encore que j'aimerais bien...).
Au théâtre ?... euh... mouais pourquoi pas... mais pour voir quoi ?
- Je sais pas.
- Comment ça tu sais pas ? Mais quel genre, c'est de l'impro ?
- Ben je sais pas je te dis.
- Ah hum... tu proposes d'aller au théâtre et tu sais pas ce que tu vas voir ?
(je ne comprends pas trop les gens qui vont au théâtre pour aller au théâtre, ou au cinéma pour aller au cinéma, mais j'aime bien mon coloc', je l'adore même. Il se trouve aussi que je suis particulièrement émotive, alors le théâtre, c'est quand même très violent. Il y a des degrés d'émotion, d'horreur ou de rire, que je ne suis pas tous les jours en mesure d'encaisser ; le théâtre c'est sans barrières, tout est transmis en temps réel, symétriquement entre les acteurs et le public. Ça peut être risqué, même si, il faut bien l'admettre, c'est souvent plaisant, revigorant... Mais peu importe. Je ne vais pas vous raconter ma vie. Encore que j'aimerais bien).
- Ben non je sais pas trop. On m'a suggéré d'y aller, mais t'inquiète hein, c'est pas du classique, pas du Molière, donc ça risque de ne pas être trop chiant.
- :-x
(ben moi le théâtre classique, j'aime bien. Et j'aime bien mon coloc', je l'adore même ; mais on dirait qu'il me connaît mal. Je me rappelle ce dernier Tartuffe que j'ai vu alors forcément j'ai une autre idée du théâtre classique maintenant ; et puis même, un trois actes en français classique, c'est peut-être bien ce qu'il m'aurait fallu justement. Mais peu importe, je ne vais pas vous raconter ma vie. Encore que j'aimerais bien).
Et c'est combien ?
- Je sais pas. T'as qu'à regarder sur Internet, pis tu me dis, c'est au théâtre du Pont Neuf...»
LE PITCH >> "Bienvenue dans Showbiz' Art ; ou comment un producteur transforme un drame intimiste en superproduction sur fond de thriller sentimental. Tous les ingrédients conformes aux lois du marché seront là : une jolie maman célibataire, un dangereux psychopathe, un flic aux aguets et même… un super héros… Après le home cinéma et l’avènement du DVD, bienvenue dans l’ère du…home théâtre."
Bon ça a l'air sympa. Ça me dit bien. On dirait les présentations des spectacles d'impro de la Compagnie du Théâtre de l'Oignon. S'il y a d'aussi bons comédiens ici qu'à Strasbourg- ce dont je ne doute pas- alors ça vaut sûrement le coup d'y aller. Et vu la belle brochette de personnages, il y a des chances qu'il y ait au moins un ou deux comédiens qui me fassent triper... et rire surtout... ce qui ne peut pas nuire. C'est ok donc. Tarif quand même pour être sûr... Bing ! 12 Euros, c'est pas donné. Tarif chômeur 8 euros. Allez ok on y va.
Ce soir théâtre...
Petit théâtre perdu au fond d'une place carrée. Petit guichet, bar... Déjà je me sens bien. Les spectateurs sont là qui attendent l'ouverture des portes et les bribes de conversation qui m'arrivent aux oreilles me ravissent. La troupe est là aussi, accueillante, prête pour le show. Enfin les portes s'ouvrent. Un tout petit théâtre. Quelques rangées de bancs, en gradin, recouverts de mousse et de skaï rouge. Une belle scène. Au sol des carrés de bois peints en noir. Dans l'arrière-scène un rideau, noir aussi. Et cette odeur typique ! Je ne peux pas m'empêcher de glisser à mon coloc' : "C'est marrant, ça sent toujours pareil dans les théâtres, mélange de transpiration et de colle !?!". Entrés presque les derniers, nous nous retrouvons devant. Au premier rang on est aussi en première ligne émotionnelle.Ça devrait bien se passer quand même. Un garçon se présente sur scène et nous souhaite la bienvenue. Il nous annonce le spectacle : une nouvelle adaptation de "Hot Dog"... (ben mince ! ça me dit trop rien à moi "Hot Dog"**... encore un film de Tarantino que je n'aurais pas vu ?) Peu importe. Les lumières s'éteignent. J'attends les trois coups qui ne viennent pas. Lumière !
75 minutes de bonheur "Mother Fucker" !
Après je ne réfléchis plus à rien. Je suis bien. J'ai le "smile". Et il n'y a pas que moi. La première scène, les premières secondes, je suis déjà conquise. Par un acteur talentueux, hors du commun (Mallory Casas), plein d'énergie, entrée soignée. Il incarne, semble-t-il ?- un metteur-en-scène. Et nous public nous serions l'auteur. Ainsi le rêve lucide commence et pendant tout le spectacle cet état d'extase- d'autosatisfaction- ne nous quittera plus, ni moi, ni nous le public, ni aucun des personnages de l'intrigue nouée autour d'un dialogue classique de sourds- combat de David contre Goliath- entre l'auteur (côté artistique) et le producteur (commercialisation de l'œuvre). C'est autour de ce fil conducteur que les acteurs ou leurs personnages se succèdent, comme leurs scènes, de noirs en lumière, en une sorte de montage "cut" toujours rythmé, jamais lassant. L'héroïne, Karen, mère veuve désespérée, son fils, son chien, son petit oiseau, ses voisins, le gardien de la paix du quartier, le bel inconnu, le reporteur de presse... tous sont aussi bons les uns que les autres, et le tableau vivant, presque interactif, est réussi. Savoureux mélange parfois critique, souvent amusé, de soap opera à l'américaine, de films de science-fiction bon marché ou de documentaire-fiction tournant au fait divers. La société dans laquelle nous vivons est croquée avec justesse et finesse dans ce déroulé tragi-comique. Quelle bonne respiration, quelles belles tranches de rire, quelle énergie et quelle bonne claque aussi ! ... et quel remarquable travail d'écriture ! Pas un mot de trop, pas un accent ou une expression de travers. Tout se tient. Et tout coule presque de source.
Du cinema, de la télévision, du théâtre ?
J'aimerais bien vous en dire un peu plus, vous confier plus intimement tout ce que j'ai ressenti et pourquoi j'ai ri et pourquoi j'ai tant réfléchi et tellement apprécié le niveau de ce spectacle mais je trahirais et les auteurs et les acteurs. Ce serait tuer la pièce, ce serait mentir aussi. C'est un spectacle à vivre, à expérimenter, et à revoir aussi (certaines personnes du public -et moi-même!- avons "regretté" qu'aucune sortie DVD ne soit en préparation mais ce serait sans doute enlever la proximité avec le public qui donne tout son sens à ce show). C'était ressourçant ce petit voyage au pays de l'action, et on y reviendrait bien en effet. Mais ne vous y trompez pas, lecteur ! Le personnage principal de cette œuvre, ce ne sont ni l'acteur central -Mallory Casas, époustouflant, il faut saluer sa prestation !-, ni les autres acteurs ;), ni vous, ni moi, ni nous non plus le public... non non ! le personnage principal ici, c'est le théâtre... et toutes ses ramifications. Ce pourrait devenir un classique du genre s'il en existait un pour le catégoriser. Mais il n'en existe pas. Le point de vue de l'auteur- omniprésent, omniscient, sans cesse changeant- est mis à sac et nous emmène dans des univers connus via de nouveaux canaux. C'est sous cet angle impertinent que Mallory Casas crée un media novateur... où se pratique jusqu'au bout une ironie à mettre entre toutes les cervelles... Que vous veniez chercher l'humour, l'impro, le classique, le mime, la chanson, le conceptuel, l'imitation, le beau texte... ou le bel accent, vous serez servi.
C'est un show un peu bizarre... C'est une œuvre d'art. Chapeau !
G.G.
**Hot Dog est le titre de la première version de ce show créé en 2007 ; la mise en scène, le texte et les personnages ont été peaufinés depuis pour devenir "Showbiz'Art! ; ceux qui connaissaient l'histoire du spectacle n'ont pas tari d'éloges après la représentation. Mallory Casas a tenu à remercier Antoine Dufour, non seulement pour la création lumière, mais également pour son coup de pouce à la conception artistique.
+++
Showbiz'Art! fiche technique et contact :
Spectacle tout public à partir de 8 ans.
Genre : loufoque, décalé
Durée : 1 heure 10
Dimension plateau minimum :
Ouverture : 6m / Profondeur : 5m / Jauge : 150 m
Contact-diffusion presse : axellefarrugia@laposte.net / Tel. : 05 62 26 04 41
Présentation du spectacle sur le site du théâtre du Pont Neuf
Twitter pour mon titoune, ma vivi et puis aussi ma p'tite sosso
5.3.10 mis en ligne par Fred


I love you
23.2.10 mis en ligne par FredLovely bones, Les jolis os de Peter Jackson
22.2.10 mis en ligne par FredThe Bubble : Huis clos Net est le premier show internet parodié par la télé
22.2.10 mis en ligne par Fred
Un loft story de journalistes

- L'application Istink pour savoir si votre haleine sent mauvais.
- La BBC refuse de faire participer ses journalistes à l'émission the Bubble
- Un dessin animé créée des personnages homosexuels pour faire accepter l'homosexualité.

[Tatham] Le baiser de la lune
10.2.10 mis en ligne par FredLe dernier film de Sébastien Watel, Le baiser de la Lune, est loin d’être un conte à dormir debout ; il tend plutôt à nous laisser en éveil.
Ce court métrage d’animation (actuellement en tournage) est une histoire poétique qui aborde les relations amoureuses entre personnes du même sexe.
L’histoire : ce film raconte l’évolution du regard archaïque d’une grand-mère sur les relations amoureuses.
Prisonnière d’un château de contes de fées, une chatte, « la vieille Agathe », est persuadée que l’on ne peut s’aimer que comme les princes et princesses. Mais cette vision étroite de l’amour est bouleversée par Félix, qui tombe amoureux de Léon, un poisson-lune, comme par la lune, amoureuse du soleil : deux amours impossibles, pour « la vieille Agathe ». Pourtant, en voyant ces couples s’aimer, librement et heureux, le regard de la chatte change et s’ouvre à celui des autres. C’est ainsi qu’elle quitte son château d’illusion et se donne enfin la possibilité d’une rencontre…
Ce film, à l’intention des enfants de CM1/CM2, est évidemment aussi adressé à touts les tranches d’âge. Il est toujours important d’offrir à un large public différentes façons de voir une histoire, de la lire et nous proposer de découvrir d’autres rapports entre les personnages. La construction classique d’une intrigue, d’un scénario, a trop souvent cette complaisance de se structurer sur les mêmes axes de lecture , et ainsi reste reconnaissable. On aime être rassuré par ce que l’on voit et au détriment d’idées originales (apportant de nouvelles interrogations) on se sclérose dans des scénarios reconnaissables qui finalement s’accumulent alors qu’ils pourraient se résumer en un seul. Toujours voir la même chose pose subjectivement une règle de légitimité et finalement une vision très étroite de la réalité (même et surtout avec un conte). Sébastien Watel, lui, n’a pas pris le même chemin et c’est rassurant. La masse de films allant dans le même sens se proclame alors définition car leur multitude fait office de référence, or, l’histoire de l’art l’a toujours montré, c’est généralement l’auteur “isolé”, avec un autre point de vue, qui apporte un nouvel axe de lecture faisant ainsi apparaitre réellement un autre regard et du coup révéler son sujet grâce à cette différence.
Dans “le baiser de la lune“, le sujet est l’amour.
Alors on dira : rien de plus classique dans ce sujet ! Mais, par réflexe, les idées qui nous viennent à l’esprit, quand on entend amour, c’est une histoire entre un homme et une femme. Mais trêve de chabadabada, non ici l’histoire amoureuse concerne Félix et Léon. Il est vraiment intéressant de se débarrasser des vieux réflexes, car au bout d’un moment ça rouille. Comment rester persuadé de ce que l’on pense si les mêmes pensées reviennent sans cesse au détriment de l’apprentissage et de la remise en cause. Ne pas rester sur ses croyances que l’on croit définitives ouvre bien des horizons et je ne parle ici pas que d’art, évidemment. L’art d’ailleurs est rarement une fin en soit mais nous propose justement un autre axe de regard sur le monde. Sans en être toujours le but, une création a une valeur pédagogique forte car elle nous emmène avec différents outils à considérer autrement ce que nous voyons parfois peut-être trop du même œil obstiné. Ici nous avons affaire (à faire) avec un film d’animation, la technique de tournage est aussi riche que le sujet, les décors sont réalisés avec du sable qui se meut au gré de l’histoire, du pastel gras, des jeux d’éclairage…
(Voir ici différentes étapes de la fabrication du film)
En sus de cette prouesse technique, l’intention du film est loin d’être creuse, comme le dit le réalisateur : “Le baiser de la lune dépeint, de façon poétique, différentes façons de s’aimer, dont celle de deux « poissons-garçons ». À travers ce film, je souhaite apporter une meilleure représentation des relations amoureuses entre les personnes du même sexe. Il s’agit de montrer que deux hommes ou deux femmes peuvent s’aimer, même si leurs amours paraissent différents ou impossibles.
Ce film d’animation s’adresse à un public enfant, afin de lutter contre l’homophobie survenant à l’adolescence. Au-delà de la problématique homosexuelle, ce film est une lutte contre les discriminations, par un apprentissage du respect de l’autre et de sa différence. “
Mais alors voilà, le sujet crée (ô surprise !) la polémique. Certaines personnes imprégnées de “tolérance” et habitées par des valeurs étriquées décident d’attaquer l’amour, pardon le film. Finalement ces mêmes polémiques montrent bien à quel point ce genre de création a de l’importance et demeure extrêmement nécessaire, surtout quand il s’adresse à de jeunes générations. Les valeurs autour de la famille véhiculées par ceux qui veulent censurer le film aux plus jeunes montrent à quel point on tente encore aujourd’hui de scléroser une vision du couple (purée quand je pense que j’écris ça encore en 2010). Selon eux il y aurait une définition claire d’une structure familiale, une identité familiale (ça me fait penser à quelque chose ça). Car l’amour et l’éducation, on le sait bien, n’existent qu’avec un papa et une maman et les autres eh bien sont dénués de civismes et de sentiments, alors il faut les faire taire… Bref.
J’ai toujours été étonné, choqué, que l’on puisse ainsi poser (et le terme est choisi : sans mouvement), s’arrêter donc sur ce qui fait la différence. Ce qui est étrange car cela devrait être une source, une fontaine pour s’abreuver de ce que l’on ne connait pas. En quoi est-ce inquiétant de fréquenter ce qui est invisible à nos yeux, ce qui est étranger, pourquoi ne faire toujours que confiance qu’à ce que l’on connait, à ceux qui pensent comme nous, qui sont nés dans le même village et qui parlent la même langue, vous savez ceux qui pensent que c’est sain de toujours marier le rose avec le bleu. La palette est jolie ok, mais à terme cela devient bien pauvre de toujours vouloir faire les mêmes combinaisons. Il y a tellement plus de couleurs dans un arc en ciel, tellement plus de complémentaires. Un enfant, il faut lui montrer toutes les couleurs pourqu’il fasse ensuite son tableau. Si on ne lui propose que deux couleurs, la vision reste primaire. La vie dans laquelle il pénètre est déjà bien grise, alors laissons les réalisateurs leur révéler son éclat noir ou/et blanc. Viv(r)e le contraste.
L’amour n’a pas de mesure (la mesure de l’amour… etc), il n’y a rien d’héréditaire, c’est toujours novateur, on ne dépend de rien, il n’y a pas de costumes, il est et c’est tout. Alors s’il vous plait qu’importe comment on s’emboite, ce qui importe c’est que l’artiste puisse le conter et enrichir nos couleurs en rouge, jaune, noir, blanc, vert…
Le site du film
Soutenez le film, appel à souscriptions ici (merci pour l’artiste)
L’espace du mouton à plumes
[Donjipez]Découverte : Wooden Shjips, le psychédélisme ressort du bois
10.2.10 mis en ligne par FredUn article de Donjipez
Inconnus au bataillon jusqu’à hier, les voilà qui tournent en boucle depuis. Tombé sur ce Motorbike je ne sais plus comment, j’ai bien tenté de les googliser. Sans trouver grand chose à se mettre sous la dent. Juste assez pour corroborer la première impression laissée dans ce clip bien cheap par une guitare fuzz façon psyché, une rythmique caverneuse, lancinante, répétitive et une voix spectrale qui évoque Alan Vega.
Rock-trance et influences garage estampillées post Sky Saxon pour ce quatuor de San Francisco composé de Omar Ahsanuddin (batterie), Dusty Jermier (basse), Nash Whalen (orgue), et Ripley Johnson (guitare et chant). Au compteur : trois LP depuis 2007, dont le dernier, Dos, l’an dernier, produits et distribués par le label indé Holymountain; et un à venir le 30 mars, qui comportera des reprises du Vampire Blues de Neil Young et du Contact de Serge Gainsbourg.
Wooden Shjips, avec le look improbable de membres semblant sortir d’un acid test rétro, a sa page sur MySpace (ici) et son propre site (là). Comme pour leurs cousins de revival (Black Angels, Asteroid#4…), leurs morceaux en mode psychédélique revisité sont addictifs comme un champignon hallucinogène surdosé. Quand on y a goûté, on a une fâcheuse tendance à y revenir.
Extrait du précédent album, le deuxième et donc (?) baptisé Volume 1, le clip de Dance, California :
[Edit : Ca doit s'appeler avoir de la suite dans les idées. J'avais découvert, apprécié et commenté ce Motorbike sur le blog Pomme de Pin il y a quelque temps. Et dû garder la vidéo dans un coin ]
L'Itablet, ou l'Ipad d'Apple dans les écoles en France en 2011 ?
22.1.10 mis en ligne par FredJ'avais cru pouvoir éviter le buzz du moment... Apple avec son rouleau compresseur distille les informations les unes après les autres et envahit les médias. J'aurais pu passer à coter si je n'étais tombé sur l'information cité plus haut.
Lagardère-Hachette suit depuis longtemps les évolutions de la technologie des livres électroniques, les E-book. Evidement le sujet touchant directement à l'exception culturelle française il faut y aller avec des pincettes et Arnaud Moury, PDG d'Hachette Livre déclarait en Octobre 2008 :
le "Reader " de Sony ne fatigue pas les yeux. C'est une technologie sympathique qui a fait d'énormes progrès en cinq ans.
Car le livre numérique reste peu diffusé en France et c'est donc bien la faute à la frilosité conservatrice des éditeurs. L'économie de marché prendra donc des décisions à sa place et l'annonce de la tablette de Apple la semaine prochaine va faire débarquer en France d'ici cet été ou la rentrée prochaine ce nouveau produit qui plus qu'un simple écran de lecture sera également un ordinateur avec de nombreuses applications un peu comme l'Iphone mais en mieux. cela a déjà crée de nouveaux besoins qui ne manqueront pas d'être amplifié...
Le magazine Wired a déjà prévu de diffuser sur I-tablet et en fait la démonstration :
A la Rentrée ?
La tablette sera annoncée la semaine prochaine le 27 janvier, et en vente au US au mois de Mars. elle est prévu en Europe pour le printemps. en France ce sera peut-être en Juin- Juillet mais probablement à la rentrée. Le prix sera environ de 700€ mais des accords sont passé avec Orange pour faire un abonnement et baisser le prix total et avec le contenu qui va bien. En effet les discussions en cours indiquent que le catalogue de publications ne se limitera pas à la rentrée littéraire, mais inclura également des livres pour l'éducation nationale. Je fais là une déduction compte-tenu de cet article. Apple serait donc en discussion avec plusieurs éditeurs dont la section "scolaire" de McGraw-Hill. Cette société ayant décidé de renforcer son investissement dans ce secteur en plein développement. Hachette serait également en discussion même si le porte parole de Hachette Book Group ,Sophie Cottrell, se refuse à tout commentaires.
De l'intérêt pour l'édition scolaire de Apple et des conversations je déduis donc qu'il est possible que des expérimentations dans des écoles en France avec des I-tablet soient envisageable dés la rentrée 2011. C'est un pari qui ne me paraît pas invraisemblable. Même si faire de la prospective à plus de six mois est un jeu dangereux de nos jours.
En perspective donc de belles applications dans lesquels nos gamins pourront lire du Flaubert en jouant avec l'application Disney, découvrir les maths avec les parcours Ronald Mac Donald, apprendre à faire de la géographie avec un jeu de stratégie pour deviner l'implantation des usines Coca-Cola dans le monde et apprendre à écrire avec les avions de Lagardère-EADS et les Tanks Leclerc... YAY !!
In the Air : prenez la vie comme un Clooney
21.1.10 mis en ligne par FredDirty Bomb, concert de l'année dans le Grand Est
31.12.09 mis en ligne par Djé
Chers lecteurs de la Blugture bonjour. Il est bien difficile de juger ou classer des artistes tous aussi bons et courageux les uns que les autres et tenter d'en détacher un ou deux parmi la multitude.D'autant plus difficile que- évidemment !- un seul correspondant ne peut pas assister à toutes les manifestations culturelles, nombreuses... y compris hors de la capitale.
Pour moi la plus belle surprise de cette année aura été la découverte à Mulhouse de l'artiste américain Filastine. Seul sur scène en Alsace (l'artiste est parfois accompagné de chanteuses, musiciens ou DJ), l'as des percussions et du V-Jaying aura mis le feu au parterre de la scène du Noumatrouff devant un public venu écouter Amon Tobin ou The Herbalizer.
Pourquoi Filastine ?
Parce qu'il me semble que la performance "Dirty Bomb Tour" présentée au monde entier tout au long de cette année est le projet artistique le plus abouti, le plus dans son temps. Dans le contexte actuel de psychose "terroristique", il faut d'abord un certain cran pour intituler un album "Dirty Bomb". Et puis surtout l'album mélange avec brio de nombreuses langues dont le français, l'arabe, l'espagnol, le Bahasa et bien sûr l'anglais. Appel à la prise de conscience citoyenne, la performance de Filastine est sublimée par le mix video.
L'artiste le décrit lui-même en ces termes :
"Je peux parler bien mieux avec la projection video qu'avec la musique seule... de la politique par exemple. Avec la musique je peux m'exprimer assez bien- je suis musicien plus que régisseur video !- mais avec la video les gens peuvent comprendre des choses qui ne peuvent pas être transmises par le seul rythme. En ce sens le rythme et la video sont un moyen de véhiculer l'information. (...) C'est toujours une danse, parce qu'il ne faut pas être ennuyeux, mais il ne faut pas non plus tomber dans la frivolité ; cela permet de proposer des choses, des idées, des courants philosophiques... sans utiliser le marteau". (source : ITW Radio Televisión Española - RTVE.es, Sonar 2009, Barcelone).
Il tape sur un Caddie®...
En ces temps d'après-crise il ne faut pas se méprendre. Si Filastine maîtrise à la perfection le mix et ses machines (boîtes à rythme électroniques, ordinateur portable, videoprojecteur, etc.), il sait aussi se contenter d'un Caddie® de supermarché pour transmettre son message (une bonne chose quand la logistique internationale ne suit pas toujours!). Sur scène le virtuose passe en revue- comme on égrènerait un chapelet !- tout une batterie d'instruments à percussions ; la sensualité avec laquelle le jeune homme fait par exemple sonner sa derbouka a de quoi inspirer !... Avec cette certitude : "Le tambour est le centre de la musique".
Tout cela pour mieux nous alerter, pour mieux dénoncer les mauvais chemins que le monde a pris jusqu'ici. Critique mordante de la société de consommation, taper sur un Caddie® reste évidemment un symbole ; les intellectuels s'expriment encore comme ils peuvent, et la musique y aide.
Après avoir passé l'année à parcourir le monde en délivrant son propre message, l'artiste a directement enchaîné sur un projet de clinquante fanfare à deux roues à l'occasion du sommet de Copenhague sur le climat (Sound Swarm Project, The Bike Bloc). Empêché- comme bien d'autres !- d'exprimer par la musique la colère des citoyens du monde, le bricoleur-geek de l'ère post-industrielle est sans doute l'un des grands philosophes de notre temps. Il suffit pour s'en convaincre d'aller jeter un œil sur le blog support à "Dirty Bomb"... où l'artiste observe avec rage, désespoir, tendresse... humanité en somme... ce monde qui est le nôtre. (cf. "Filastine Frequency, Observations on the Beginning of the End of the World").
Nous souhaitons à Filastine une année 2010 riche en nouvelles rencontres et productions...
Farewell
Quant à moi... eh bien ma résolution 2009 ayant été "quitter Strasbourg" afin de me consacrer à la rédaction d'un roman de sciences-fiction, je lance ici un appel à la relève dans le Grand Est... A bon entendeur...
E Johr isch schnell erum... Guten Rutsch ins 2010 !
Djé
(crédit photo : Sitoo on Flickr)
Filastine online :
www.filastine.com
www.myspace.com/filastine
Filastine Frequency, Observations on the Beginning of the End of the World
Salles de concert en Alsace....
En Alsace et à Strasbourg notamment, l'année 2009 aura été une année un peu triste avec la disparition du local "L'Elastic". Cette salle alternative , mythique !, créée en 1994 n'aura pas trouvé de repreneur. Pour l'instant l'endroit, situé rue des Orphelins à Strasbourg, reste vide. Après quinze années de bons et loyaux services, les propriétaires et fondateurs de ce lieu ont décidé de se mettre au vert et de se consacrer à leur vie de famille. Côté salles encore, la scène du Molodoï, adjacente à la Laiterie, aura failli péricliter mais bonne nouvelle, après une soirée de soutien organisée fin novembre, le bail a été renouvelé et donc le Molodoï continuera à accueillir concerts, soirées ou performances, à des prix excédant rarement 8 euros. Il faut s'en réjouir.
Agenda 2010, Festivals Grand Est*:
Artefacts, Strasbourg (67), 16, 17 et 23 avril 2010 (programmation en cours)
Le Fond du Jardin de Michel, Bulligny (54), 13, 14 et 15 mai
Festival international de Musique universitaire (FIMU), Belfort (90), 22, 23 et 24 mai
Festival Contre-temps, Strasbourg (67), 3 au 16 juin
Rencontres et Racines, Audincourt (25), 27 et 28 juin
Eurockéennes 2010, Belfort (90), 2, 3 et 4 juillet
Décibulles, Neuve-Eglise (67), dernier week-end de juin
Festival Bêtes de Scène, Mulhouse (68), mi-juillet (?)
* ndlr : liste non exhaustive
Archives 2009, Blugture Grand-Est:
Ne ratez pas MeliSsmell à Paris, 29 novembre 2009
Redécouvrez le Swing avec les Sales Timbanques, 7 août 2009
J'étais à la soirée Computer World, j'ai découvert Caterva, 14 juin 2009
Manuel Etienne, nouveau morceau sur MySpace, 8 mars 2009
Chapel Hill "Songs to Die for", premier album+tournée, 22 février 2009
L’illusion conjugale
13.12.09 mis en ligne par BaciAu Théâtre de l’œuvre à Paris jusqu’au 20 décembre.
1/2 - Vidéo Officielle de la Flashmob du Louvre :Interview de Roxane PLANAS
1.12.09 mis en ligne par FredIl y a tellement de choses à dire sur ce Flashmob que je vais le faire en plusieurs fois, et à toute princesse tout honneur, Roxane qui a été la magicienne en chef de cette manifestation éclair :Je l'avais déjà interviewé à l'occasion du Flashmob Beat It. Ici c'était pour http://www.24enfants.org, une opération destiné à soigner 24 enfants grâce à l'association de la chaîne de l'espoir.
Est-ce que c'était une opération payé ?
Je connais la Chaîne de l’Espoir depuis longtemps et quand Cécile m’a demandé d’imaginer un happening pour le lancement de l’opération « 24 jours pour 24 enfants », il a toujours été convenu que ce serait un événement que nous organiserions bénévolement pour faire buzzer l’action de la Chaîne de l’Espoir. Tout le monde était bénévole, La BAB, tout comme La Chaîne de l’Espoir, c’est avant tout un réseau de bonnes volontés mis au service d’une jolie cause. Nous avons seulement eu un petit budget pour la location du matériel (qui a été âprement négociée par notre réalisateur !), tous les cadreurs sont venus bosser pendant tout un week-end pour la bonne cause !
Combien étiez vous à organiser hors danseurs mais avec les cameramen ?
Nous sommes 6 dans La Bande à Bordel : Nathaniel (le réalisateur), Lior, John, Rachel, Yoram et moi. Pour le happening, Nathaniel a recruté 7 cadreurs parmi ses amis. Nous étions donc 13 plus 3 amis qui nous ont prêté main forte le Jour J pour la musique.
Comment c'est passé la négociation avec le Louvre ?
Au départ, je partais dans l’idée d’organiser le happening dans une gare, nous en avons repéré plusieurs, pris des photos, établi des premiers contacts…. Et un jour, je pense à voie haute et je dis devant les autres « le Louvre quand même ce serait top ». il n’en faut pas plus à La BAB, c’est la force de notre groupe, il suffit que l’un ait une bonne idée – mais irréalisable – pour que les autres soient ultra motivés. J’ai donc écris un joli mail à Henri Loyrette… mais ce qui a réellement débloqué la situation c’est l’implication de l’Opéra National de Paris et de Marie-Agnès. Brigitte Lefèvre, directrice de la danse, s’est vite laissée convaincre et en a parlé à Henri Loyrette, l’un de ses bons amis. Il faut dire que le lieu était à la hauteur des artistes qui nous ont accompagnés dans cette aventure !
Qui a décidé quoi ?
J’ai été chef de projet pour cette flashmob, j’ai apporté l’idée, le principe, la musique, les contacts… ensuite, j’ai appelé les autres et ils ont adoré l’idée ! C’est Nathaniel qui s’est occupé de toute la réalisation des plans.
Comment s'est décidé le choix de la musique ?
Dès le début, j’ai pensé au Beau Danube Bleu parce que c’est une mélodie rythmée qui permet une intégration progressive. Pour les autres musiques en revanche, ça a été plus long et fastidieux… Je suis partie 5 jours m’exiler à la campagne avec un Ipod et deux ordinateurs. J’ai passé mes journées et mes nuits à écouter de tout sur Deezer. Je faisais des enregistrements avec mon téléphone portable de choses très différentes que j’envoyais à John, il mixait proprement et nous envoyions à Marie-Agnès pour avis. J’ai sollicité tous mes amis musiciens pour avoir des idées. J’ai eu une révélation en écoutant "Hey ya" d’OutKast et c’est l’un de mes amis, qui m’a suggéré Queen et les cloches de Daft Punk. Un vrai travail collectif !
Quelques musiques que nous avons failli choisir : « That’s not my name » des Ting Tings, un passage de « Black or White » de MJ, …
Avez vous déjà un autre projet ?
Nous avons peu dormi ces dernières semaines et l’important pour l’instant est de gérer le buzz autour de la vidéo. Une fois que l’excitation sera un peu redescendue, nous pourrons réfléchir à un nouveau projet…
Merci pour ta disponibilité Roxane, exemplaire, et de ton bel enthousiasme.
Ne ratez pas : MeliSsmell en concert à Paris !
29.11.09 mis en ligne par Djé
On l'avait découverte petite fille en mars 2008 en première partie des Chapel Hill, seule à la guitare avec ses couettes et ses jambières à rayures colorées, la voilà devenue femme !MeliSsmell est désormais accompagnée sur scène d'un guitariste et d'un violoncelliste. La puissance de sa voix et la portée de ses textes n'en sont que mieux mises en valeur. Le groupe qui vient de se produire à plusieurs reprises dans le Grand Est poursuit sa route vers la capitale et il faut vraiment le voir (l'entendre) pour le croire.
Le dernier concert alsacien, à Strasbourg au Café des Anges mardi dernier a laissé le public "ravi", "content", "bouche bée" "épaté" "wouaouh" "grandiose"; on la compare volontiers à Jacques Brel ou encore Edith Piaf, et c'est bien justifié.
MeliSsmell est belle (et sexy!), impertinente (voire effrontée), engagée (un rien militante), souriante (radieuse tout le temps). Elle prend des risques dans ses jeux de scène et à la voix, elle se donne et elle se mêle, avec espièglerie, d'amour, de politique, de société, de souvenirs d'enfance...
S'inspirant fièrement du groupe de rock français Noir Désir, MeliSmell chante lalalala, la Marseillaise ou l'Internationale à sa façon, mieux que l'originale. Encore un peu maladroite sur les talons qui ont remplacé les baskets- ce qui ajoute encore à son charme !- l'artiste crie, pleure, hurle, de rage ou de désespoir face à nous et à nos moeurs bancales et corrompues, puis elle rassure, sussure, et adoucit le monde en une berceuse éternelle. Elle convainc.
A ne rater sous aucun prétexte !
MeliSsmell en concert le 1er décembre aux Trois Baudets
Exclu blugture !
Vous n'aurez peut-être pas l'occasion d'entendre Melissmell reprendre Edith Piaf (sauf si vous insistez) ou si le guitariste casse une corde, comme ce fut le cas au Café des Anges (Strasbourg, 24 novembre 2009). MeliSsmell chante "Rien de Rien" :
MeliSsmell sur Myspace : www.myspace.com/melissmell
Avec Kassovitz, Une tweet- conférence sur la science
17.11.09 mis en ligne par FredEn quel honneur ? En l'honneur du tweet du CNES ( @cnes_france ), oui ça suffit, et ça sera à l'arbre à palabres aux Halles.
[Julien Tatham]mesure sonique
3.11.09 mis en ligne par FredJulien Tatham est de ses étoiles que l'on croise par miracle et qui nous éclaire de sa tendresse. je l'ai rencontré ici et j'ai la chance depuis d'être de ses amis, j'ai le plaisir de vous présenter sa première contribution au site de la blugture.
sain, mature, honnête,
subversif, intemporel, progressif
voilà ce que mes sens m'ont chuchoté après le concert, du rock aussi fabuleux que massif
Sonic Youth
D'un point de vue artistique, c'est toujours comme ça que j'ai imaginé la musique, et Sonic Youth est le pur écho de cette quête. Avec Sonic Youth, le rock peut être.
Après un de leur concert, presque une performance, je me sens rassuré. Allant au-delà de leurs propres limites, dépassant un quelconque cadre dans lequel ils pourraient eux-mêmes s'enfermer, ils ne cessent de briser en fragments les frontières trop délimitées. Et c'est sûrement dans cet espace, au delà des marques, qu'il y a le lieu magique où tout est possible.
Ouverts d'esprit, ils nous ouvrent les yeux. Mon coeur, lavé, récuré est prêt à être rempli de nouveau. Les brèches sont permises et utiles. Je retrouve la force...
Après chacun de leurs shows, l'art demeure, et me concernant je sens à fleur de peau qu'il va rester, grandir pour nourrir ma vie. Ils nous donnent tant et surtout maintiennent la foi, cette même foi qui se fait attaquer chaque jour. Je ne parle pas de foi religieuse, non. Juste de celle qui donne de la texture à nos vies, ce quelque chose d'invisible qui nous permet de nous projeter face et en dehors de soi, cette foi qui est la base de toute existence.
L'intelligence se résume parfois avec un son. Et ce n'est pas comment faire un son qui a besoin d'être appris, c'est l'écoute qui a besoin d'être exercée, disponible pour être lucide face à la folie que nous pouvons assumer pour nous enrichir.
C'est parce que nous avons été nourris que nous pouvons ensuite continuer à créer, parce que nous avons reçus.
Nous avons toujours besoin d'attraper ce que nous entendons, nous sommes trop souvent inattentifs et nous écoutons toujours les mêmes sons de cloches alors nous perdons les sens nouveaux et devenons d'une certaine manière sourds puis muets. Car nous pouvons toujours entendre si nous sommes attentifs, nous oublions simplement et régulièrement de voir d'où vient le son, de situer sa provenance. De toute façon qu'on le désire ou non, c'est là, né d'un petit quelque chose qui a des choses à dire... il ne nous reste plus qu'à lui répondre.
vidéo faite avec la camera de mon appareil photo :
Sonic Youth from Julien Tatham on Vimeo.
Autre article sur Sonic Youth de reflecting story (http://reflectingstory.com/art-creations/sonic-youth/)
site officiel de Sonic Youth (http://www.sonicyouth.com/)






