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Absynthe Minded : de l'ivresse du bien

17.5.10 mis en ligne par Fred
Je m'abtiens de tout commentaire pour une fois : Absynthe Minded (Heaven Knows):


27/02/2010 au VOORUIT de GAND (Belgique) from jeansanteuil on Vimeo.


Alors ? :)
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[Baci] Fortune, une tuerie qui déchire grave

13.4.10 mis en ligne par Baci

C’est un de ces blind concerts dont mes amis ont le secret. Ils s’enthousiasment pour un groupe et m’entraînent avec eux pour les découvrir sur scène. Étant très curieuse de nature, je dis généralement banco même quand je n’ai jamais entendu une seule chanson. Juste pour le plaisir de tenter l’expérience.

C’est un blind concert qui tombe un soir de non-disponibilité complète. Quelques minutes avant que ça ne commence, je ravalais au sens littéral des larmes. J’étais sur le quai du métro, en grande conversation sur moi-même. J’encaissais sans broncher mes 4 vérités vues par la personne qui m’accompagnait, parce que ce n’était pas vraiment le moment de pleurer.

C’est un blind concert dans une salle qui ne me plaît pas du tout, précédé d’une première partie improbable et entourée de conversations dans lesquelles je me sens un peu comme une pièce rapportée. La copine de… à la présence de laquelle on s’habitue.

C’est un blind concert absolument terrifique et génialesque.

Fortune arrive sans un mot, des garçons hyper assortis physiquement alors qu’ils sont individuellement très différents : celui avec des lunettes, celui en T-shirt, celui aux cheveux longs, celui à l’air sérieux, celui qui se dandine, celui qui ouvre sa chemise de chaud, celui avec un petit pull près du corps, celui a l’air un peu brouillon… (non ils ne sont pas 15...) Tous s’amalgament parfaitement.
Donc déjà, une vraie sensation d’avoir un groupe en face de soi et non pas des personnages mal assemblés. Et j’adore ça, l’impression d’une entité pensante et musicienne en osmose.

Ces considérations visuelles paraissent bizarres mais pour moi, c’est important. Pas autant que la musique mais quand même. Et parlons-en de la musique.

Autour de moi, on tentait de faire des comparaisons : « ce serait un mélange de truc et bidule mâtiné d’un peu de machin. » En fait c’est juste Fortune. Enfin, « juste »… Fortune c’est le tour de force de faire une musique hyper accessible mais qu’on sent très travaillée, même quand comme moi, on n’a pas de notion technique ni de vraie culture.
Les changements de rythme, l’utilisation de l’ordinateur en même temps que la batterie ou la guitare, tout se perçoit, le moindre détail se remarque pour aussitôt s’oublier dans le bonheur d’entendre l’œuvre finie. C’est beau ET fun.

J’ai dansé sur tous les morceaux, tous. Franchement, j’étais inquiète vu mon état d’esprit en arrivant et pourtant, tour de force inouï, je n’ai pensé à rien tout le temps de leur prestation. Fortune m’a vraiment embarquée dans une parenthèse. J’en suis ressortie un peu sonnée, un grand sourire aux lèvres et un peu lavée des préoccupations d’avant, avec la sensation excitante d’être parmi les happy few qui connaissaient cette nouvelle perle.

C’était tellement bien qu’en rentrant j’ai été écouter un peu de Fortune sur Internet. C’était différent de l’ambiance sur scène mais ça tient carrément trop la route. Et la magie avait vraiment opéré, j’avais déjà retenu la mélodie de 2 ou 3 chansons grâce à une seule écoute en concert.

Fortune, vraiment, faut y aller, faut acheter, faut écouter.

Sur leur myspace par exemple !



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[ZiKomAgnes] Mon emergenza – Un ange passe

25.6.09 mis en ligne par Fred

J'ai eu la chance de me retrouver à la finale du fameux tremplin Rock Emergenza le dimanche 14 à l'Elysée Montmartre. Pour la petite histoire, ça faisait des années que j'étais pas allée à l'Elysée, alors qu'à une époque, c'était ma salle parisienne préférée.

Je n'étais pas là pour soutenir un groupe, j'ai retrouvé des potes sur place – au carré VIP! La dernière fois que des amis ont participé au festival Emergenza, c'était il y a une décennie environ, mais le principe n'a pas vraiment changé. J'aime bien le concept de venir voir un groupe que tu adores, le soutenir, l'aider à faire sa place dans le milieu de la musique.
Dans mon contexte, j'étais curieuse d'écouter de nouveaux groupes. Il y en avait pour tous les goûts: il y avait du rock, du funk, de la soul, de l'alternatif, un peu de punk... En 25 minutes c'est difficile de défendre ses couleurs, et pour nous spectateurs, on passe du coq à l'âne en 2 minutes de battements.
Et au milieu de cette effervescence, ce déploiement de talent, d'applaudissements à tout rompre, un groupe m'a chatouillé les oreilles par son énergie étonnante – j'ai donc écouté plus attentivement. En fin de compte, j'ai coupé court à ma socialisation pour me focaliser sur la scène. Un type en costard courrait d'un bout à l'autre de la scène, une guitare acoustique en bandoulière. Il m'a fait sourire par ses références continuelles à sa Normandie natale (même si je suis fière d'être rattachée au Languedoc).
Et puis surtout, mon pied n'a pas pu s'empêcher de battre le sol en mesure. Catégorisé dans « Chanson », je placerai le style proche de Matmatah, avec l'énergie de Déportivo, et - allez savoir pourquoi - un petit je-ne-sais-quoi de Tri Yann. Bon tout ça vient du même coin, ils ont été élevés à coup de Vieilles Charrues, et ce dès le biberon, donc forcément!
Moi je vois ça comme une relève du Rock Français, bien plus dynamique que ce que les BB Brunes ou autres ont à apporter.
Pour voir ce que j’ai vu, c’est sur YouTube :
 
Pour écouter les autres titres, c’est sur MySpace : http://www.myspace.com/unangepassemusic 
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The do, une extase musicale

10.6.09 mis en ligne par Fred


The do est un groupe qui fait partie de l'histoire de la Blugture. Au tout début de ce blog une des premières co-auteur souhaitait interviewer ce groupe français que je ne connaissais pas. Oui je l'avoue. Après quelques contacts avec leur manager, nous avions convenu de se croiser dès qu'il serait en France .. Et le temps passant, les occupations des uns et des autres faisant ... L'opportunité de les rencontrer nous a échappé..
Lorsque j'ai reçu cette invitation d'Avid avec en show-case The do... J'ai sauté sur l'occasion, curieux , très curieux de voir ce groupe en Live. Nous avons, moi et mes caméras bravé la grève, bataillé à l'open bar pour les petits fours, lutté pour rester stoïc devant la démo de Coraline en 3D .. Puis après avoir avoir attendu une bonne heure dans les salons confortables de VIP-ROOM ... Voilà donc le concert qui commence..

Et là je suis grave bluffé...

[Vidéosretirées sur Demande de The DO]

Oui, certes on pourrait dire quelle voix .. Quel talent aussi. Je trouve cela juste tellement bon et jouissif , je crois bien être totalement conquis par ce groupe si talentueux et si plein de charisme. J'adorerais avoir les mots et les connaissances rock de l'ami JUB pour pouvoir dire et tout faire comme il faut pour vous donner envie d'aller les voir. J'espère que les vidéos feront ce travail mieux que mes mots qui sont loin d'être à la hauteur de ma rencontre avec ce groupe.


Vraiment le seul mot, ou expression qui me vient à propos de ce groupe c'est "blown away", Comment traduire ? Je ne sais, chaque morceau a son univers, son émotion , son histoire, et même ses instruments.. Je découvre, et vraiment ils vous mettent le feu dans une salle .. Bravo !!
J'espère vraiment encore croiser votre route, qui sait pour une interview .. Merci pour ce petit miracle en ces temps difficiles.

C'est exactement cela que j'aime avoir dans ces rencontres miraculeuses .. le hasard, et une rencontre qui provoque une émotion. Quelque fois ça le fait, d'autres pas .. Et l'évidence est là pour ce groupe : c'est encore l'extase .. Ils seront aux Solidays le 26 JUIN .. ZE place to be !
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[JUB] DM Stith / Shearwater

14.5.09 mis en ligne par Fred



J’avais besoin d’aller voir un concert ce soir-là.

Et si j’avais bien repéré il y a quelques semaines que Shearwater passait ce jour-là à Paris, je ne l’avais pas vraiment noté pour autant.

Mais ce soir-là, j’avais besoin de m’aérer les neurones, et si possible de les apaiser avec de la musique. Et un petit tour sur last.fm me rappelle la venue des cinq texans à une dizaine de minutes à pied de chez moi. Il me précise aussi qu’ils sont accompagnés d’un certain DM Stith dont j’ai vu passer le nom ici ou là ces dernières semaines, et dans ma mémoire confuse, accompagné d’avis plutôt dithyrambiques.
Et des les premiers accords de Pity Dance, que je partage ici, il se dégage de ce bonhomme-là une aura qui ne retombera pas un instant durant ce set d’une demie-heure.



Une chouette interview de l’animal se trouve sur le site popnews.

Et allez faire un tour sur sa page myspace pour vous faire votre propre opinion.

Personnellement, vu la claque prise, j’ai même acheté son album sur ITunes ce matin.

Et pas par peur du gendarme Hadopi!
Et après ça, débarque ces cinq texans de Shearwater que le Café de la Danse attendait.

Et eux aussi, je les ai aussi beaucoup aimé.

Le charisme individuel, et quelque peu hétérogène, de chacun de ces cinq musiciens se fondant étrangement dans une unité de groupe indiscutable.

Une musique tantôt épurée, tantôt saturée, et dirigée par la voix planante de Jonathan Meiburg.

C’est toute l’énergie qu’il me fallait pour cette soirée-là!
A noter pour les parisiens que DM Stith assurera la première partie de The Acorn à la Maroquinerie, ce Vendredi 15 Mai 2009!

Une note de JUB


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[Sabine] The Noisettes, concert à La Boule Noire

6.5.09 mis en ligne par Fred

Certains jours on a de la chance. C'est par le fruit du hasard et des réseaux sociaux (j'ai nommé Twitter) que je me suis retrouvée le 23 avril 2009 à La Boule Noire, Paris 18e, pour un concert (chose rare pour moi) d'un groupe qui m'était inconnu (chose encore plus rare). Petit retour sur cette soirée cadeau.

On commence par une chouette première partie avec The Rodéo : Un groupe de folk composé d'une chanteuse/guitariste et d'un batteur/accordéoniste/joueur de ukulélé et de xylophone... Pas violent certes, mais pas chiant. Je suis au contraire assez cliente de ce type de folk alternatif, nostalgique et rêveur, un peu rebelle et blasé. Tout à fait le genre que j'écouterais au volant d'un cabriloet ou d'un vieux 4*4 pendant un long road trip sur la route 66...

La Boule Noire commençait à bien transpirer -pas de s'être déhanchée, non, il crevait de chaud, tout simplement-. J'attends sagement l'arrivée de The Noisettes, groupe qu'on m'a dit être de pop-rock londonienne, en tournée pour la sortie de son deuxième album "Wild Young Hearts".


Après la pause (un peu longue) débarquent sur scène un gros Jésus qui s'installe derrière la batterie, un guitariste en veste de costard, 2 choristes et... une mini-Barbie black à la coiffure improbable moulée dans un short à paillettes. Je viens de faire la connaissance de Shingai Shoniwa, la chanteuse star du groupe. Star parce qu'en effet c'est d'une sacrée bête de scène qu'il s'agit, un leader, une show-woman qui donne à un concert un vrai gros plus par rapport à l'écoute de l'album. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle envoie la petite ! Voix divine, forme athlétique, elle possède visiblement aussi une sacrée maîtrise technique : tout en continuant de chanter parfaitement, la demoiselle traverse la salle, monte sur debout sur un bar et sans glisser du haut de ses stilettos ni faire une fausse note, joue à la panthère séductrice avec brio. Si elle en a dans le ventre, le groupe n'est pas en reste : sa prestance est portée par la qualité des musiciens et des choristes. La petite que je suis a loupé une bonne partie du jeu de scène des gaillards en question mais je peux vous dire que, même du haut de mes 3 pommes, l'énergie dégagée par le groupe était puissante et l'électricité palpable.
Verdict : un concert à faire danser jusqu'aux grands-mères avec leur déambulateur et réjouir, en sus, les mirettes de grand-père.

Pour un avant-goût de the Noisettes il y a leur MySpace www.thenoisettes.com et le player que voici (je ne suis pas très fan de la première chanson, "Don't upset the rythm", si c'est votre cas aussi, ça vaut le coup d'écouter les autres) :
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[jub] Matt Bauer / Troy Von Balthazar

18.4.09 mis en ligne par Fred

C’est un concert où j’ai décidé d’aller parce-qu’il m’était chaudement recommandé. Ici ou

A peine entré dans l’enceinte du Nouveau Casino, je suis séduit par l’ambiance qui y règne.
Matt Bauer est déjà sur scène, et colore de sa voix rauque le côté exclusif et intimiste qu’offre cette salle.

Arrivent quelques morceaux au banjo, comme ce Florida Rain que je partage ici, qui envoie mon esprit dans quelque désert rocailleux de je-ne-sais-quel coin du fond des états-unis.

L’ensemble du set est de cette veine délicate, et m’autorise à voguer sur la houle de quelques rêves.
Et puis, j’avoue avoir une admiration particulière pour ces musiciens capables de tenir une audience tout seuls.
Alors quand Troy Von Balthazar prend le relais de Matt Bauer, je suis aussi, peut-être avant tout même, subjugué par sa facilité à faire un set d’une musique si complexe, tout seul sur scène pendant une heure.
Bien sûr, il ne s’agit que de technique.

On sample un passage de guitare par ici, une voix par là, on apporte un enregistrement etc…

Mais je suis très sensible à cette capacité de transformer la technique en émotion…

Et cette voix… C’est la voix d’un homme qui chanterait pendant qu’il fait l’amour…

Grandiose…
Pour autant, j’aimerais vraiment pouvoir le revoir sur scène, supporté par d’autres musiciens.

Car je crois que, libéré de certaines contraintes techniques, sa performance scénique en bénéficierait grandement.
Quoiqu’il en soit, ce sont deux merveilleux artistes que j’ai vu là.

Allez donc faire un tour de ma part sur leur page myspace

Matt Bauer

Troy Von Balthazar
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[Baci] - Melissa Curly Laveaux

5.4.09 mis en ligne par Baci
Un jour dans ma boîte à courriel, y avait une invitation à aller voir le concert de Melissa Laveaux avec des zamis. Moi, je suis très très curieuse de nature. Par définition, si je suis dispo, on me propose de découvrir quelque chose, je dis banco. Une expo, du théâtre, un concert, un colloque... Musique, philo, art... je teste et je vois si j'aime. Là, le nom me dit quelque chose déjà mais je fais pas tout de suite la lumière, je réfléchis où j'ai pu entendre ce nom et puis donc on arrête les minauderies [oh eh ça va, je peux bien minauder 2 secondes je suis toute seule devant mon ordi] je clique sur le lien à côté de l'invit'. Et la lumière se fait en même temps que la première chanson tinte à mes oreilles. Ze cholera, my musik déesse, en a parlé à un moment dans une de ses chroniques musique. J'aime beaucoup sa voix alors banco !
Quand elle arrive sur scène dans la toute petite salle de la boule noire, elle amène avec elle un sourire craquant et un enthousiasme rafraichissant. Elle est accompagnée d'un joueur de contrebasse et d'un batteur. Et de sa guitare. Elle a des fleurs blanches dans les cheveux, des lunettes qui glissent sur son nez et un rhume ; elle est super ravie parce que sa maman est dans le public. Elle est belle. Et puis soudain elle fait bloïng sur sa guitare, ouvre la bouche et j'en tombe à la renverse. Sa voix est encore mieux que sur le disque. Toute rapeuse, douce, pétillante. Je ne connais pas forcément bien les chansons mais je fredonne en rythme, je danse et me dandine, j'ai envie de participer. Je suis remplie de sa musique.
Elle a un don pour la scène c'est sûr, parce que j'oublie le temps qui passe, les gens autour, les trucs qui me pesaient avant d'arriver. Elle nous raconte des petites histoires, partage une berceuse, parle des dragueurs lourdauds, chante fort ou tout doux, s'inquiète de sa coiffure qui se fait la malle et fait des reprises géniales. Les White Stripes en rappel par exemple ou encore Eartha Kitt dont j'ignorais même l'existence et dont Melissa Laveaux fait une mini bio. Quand elle salue, je suis toute étonnée : déjà ? Mais non, je veux que ça continue... Je peux faire un caprice pour que ça recommence au début ???
Non ?
Bon ben si c'est comme ça je vais retourner la voir alors... Et comme ça tombe bien, elle passe au Printemps de Bourges le 24 avril et au Trabendo à Paris le 6 mai.
Photos (DR): http://www.flag-photos.com/
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[JUB] The dIPLOMAT

1.4.09 mis en ligne par Jub
Vous savez bien que je kiffe aller voir des concerts.
Que j’en suis un junkie complet d’ailleurs.
Si je n’ai pas ma dose hebdomadaire, je me sens mal.



Et vous savez aussi que j’adore écrire ce que j’y ressens.
J’essaie à chaque fois d’être juste.
Sincère, sans être méchant ni conciliant.

Mais je n’ai aucune relation personnelle avec les artistes que je vais voir.
Je connais leur musique mais je ne les connais pas pour autant.
Je n’ai jamais à me demander si ce que je peux penser va leur plaire quand le show m’a déplu…
Ou m’assurer que je reste bien impartial quand le show était énorme!

J’avais déjà eu un questionnement similaire quand j’avais vu The dIPLOMAT la première fois.
Mais je découvrais leur musique à l’époque.

Presque un an plus tard, au-delà de l’amitié que je leur porte individuellement, ils sont juste un des nombreux groupes qui occupent mon IPod.
Pas un des essentiels que j’écoute toutes les semaines certes.
Mais un de ceux que j’ai suffisamment écouté pour pouvoir identifier chaque morceau après quelques notes.
Et même mimer avec ma bouche chacun des mots de leurs chansons.

Alors, j’étais heureux de les voir enfin à Paris.
Heureux pour eux en premier lieu évidemment.
Mais heureux aussi d’aller voir un concert d’un groupe que j’aime bien tout simplement.

Et puis, j’étais content que leur concert arrive juste après celui d’un autre groupe encore jeune.
Pour disposer d’une comparaison immédiate
Bien sûr, jouer devant 1000 personnes à l’Elysée Montmartre n’est pas pleinement comparable à un concert plus intimiste au Réservoir.
Mais même considérant cela, il n’y a pas photo !
Si c’était la Nouvelle Star, The dIPLOMAT aurait juste éliminé The Virgins en une seule chanson sans personne pour soutenir le contraire.

Alors, qu’est-ce que je peux vous dire de plus que ça ?
Que j’ai sautillé comme un ado pendant presque tout le show ?
Que la dernière fois que ça m’était arrivé, c’était pendant le concert de The Kills ?
Que j’ai l’air de Messiah of the Nineties dans la tête depuis ce matin ?
Je ne peux rien vous dire de plus que ça... Vraiment. Fallait y être quoi!

Pour les images, allez faire un tout par ici
Pour un extrait de Sentimental Zoo posté en live sur Seesmic pendant le show, allez par là.
Comme d’hab’, vous avez à la fin du billet mon enregistrement du premier morceau, l’énormissime Messiah of the nineties
Le son étant un peu saturé, je vous ordonne d’aller l’écouter sur deezer par ici.

Et je vous annonce enfin que je vais m’occuper personnellement de les faire très vite revenir sur Paris.
Et cette fois-ci, amis lecteurs de karmacoma.fr, de blugture.com ou d’ailleurs, vous serez conviés et vous viendrez !



Playlist : Messiah of the Nineties /A New Beginning / Let Me Be Your Dog / Sentimental Zoo / Last Disco Bitch / Humankind Experience / Spies / Impossible Nineteen / Love On High / On The Radio / Picture Of You
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[BACI] Clarika en vrai, c'est mieux

22.3.09 mis en ligne par Baci
Clarika @ la bellevilloise
Baci c'est un coeur, c'est une femme (bon ça oui.. ) qui fait des tas de choses tout le temps sur son blog perso, sur Epidemik puis Voldemag.. et qui sait si il y a des choses que je n'ai pas loupées.. bref j'ai hâte d'en lire plus encore et de mieux la connaître, afin de savoir apprécier à sa juste valeur ce petit diamant venue du sud de la France ;)


Je la connaissais très peu il y a encore 2 mois. Enfin si, de nom quand même, je vis pas chez les Inuits non plus. Mais j'aurais été incapable de vous chanter quoi que ce soit. Comme plein de gens, je l'ai découverte grâce à "Ne me demande pas" une chanson hyper enjouée, au texte finement drôlatique.



Le 19 mars sortait son nouvel album, "Moi en mieux". Pour le faire découvrir, le même jour, elle a chanté devant des gens ses nouvelles chansons. Et j'étais invitée à son show case (oui oui, je me la pète à mort) et copine m'a dit, carrément morte de jalousie, "ouah la chance ! je veux venir !! " moi j'ai fait la blasée parce que pour être sincère, je ne me rendais pas encore compte de ma chance justement.
Pour pouvoir chanter un peu, j'ai écouté son album non stop pendant une journée sur Deezer. Un vrai délice : du qui bouge, du qui berce, du qui sourit... Quelques chansons me touchent tout de suite, d'autres m'intriguent. Tout de suite en tout cas, ça me semble familier.

Clarika @ la bellevilloise

Alors je suis prête ou presque, je l'attends. La salle est super jolie, les papotis fort sympathiques mais j'ai hâte. Et enfin on y est, c'est le moment.

Elle est entrée sur scène un peu en retard alors pour faire la petite souris, on se doute bien que c'était raté. Et puis en plus, avec sa robe qui tuait tout, orange et violette avec une flèche et toute courte, ben c'était d'autant plus impossible de pas se faire remarquer. Et pourtant je me suis dit qu'elle avait l'air toute timide à regarder loin au-dessus de nos têtes, à parler beaucoup beaucoup comme pour cacher son malaise. En vrai, je me suis surtout dit, je jure que c'est vrai : "ouh on dirait moi !! " (En mieux évidemment, vu que je ne sais pas chanter...) Oui, moi. Quand je dois affronter du monde. Et du coup illico, elle m'a parue accessible.

Bon je vais la faire courte : elle a tout cassé. Pirouettante, adorable, drôle, émouvante. Elle parvient à nous faire hurler de rire en nous parlant de sa presque liaison avec Pierre Bellemarre pour soudain nous gifler à coup d'émotion pure. Nous rattrape par les pieds -après nous avoir faits légers comme des bulles- pour mieux nous faire vivre la journée de cette maman qui aide sa fillette à grandir.

Je suis enchantée de cette découverte. En écoutant son album, j'aimais bien déjà mais je n'aurais pas imaginé que sur scène il puisse se passer tant de choses. J'ai vraiment été emportée par son enthousiasme et son délire, tout fonctionnait à merveille. Je ne sais pas bien vous le raconter mais qu'est-ce qu'elle est géniale. Si vous n'avez pas le bonheur de la voir en vrai, allez illico halluciner sur la justesse de ses textes.



"Tu sais quoi copine ? T'as trop raison, j'ai eu de la chance d'aller la voir en avant première. Je peux t'accompagner à la Cigale en octobre pour voir un concert tout entier ?? "
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[JUB] - The Killers

20.3.09 mis en ligne par Fred

The Killers

C’est l’histoire d’un concert qui a débuté la veille.

Sur le marché noir d’un autre concert où le ticket n’est pas descendu en-dessous de 70 Euros…

Et où même mes incertaines tentatives de négoduction avec l’ouvreuse n’aboutirent pas.

Si j’avais pu entrer voir Franz Ferdinand à l’Olympia ce mercredi soir, peut-être que repu, j’aurais abandonné l’idée d’aller voir The Killers le lendemain.

Mais j’avais une revanche à prendre sur ce marché noir.

Et après une heure de poker menteur avec ces traders d’un autre genre, toujours ces mêmes hommes que je croise d’un spectacle à l’autre, mafia de proximité pour laquelle j’ai pourtant une certaine tendresse, c’est une jolie anglaise qui me cède le sésame à prix cassé que j’étais venu chercher.

Malgré cette modeste revanche, je ne débute pourtant pas ce concert dans les meilleures dispositions. La faute à ce handicap social étrange et agaçant, qui m’empêcha de demander le numéro que le regard de l’anglaise me proposait pourtant de réclamer…

Et du coup, j’étais un peu ronchon quand ces 4 ricains ont déboulé grandiloquents sur la scène du Zénith…

A tel point, que je me suis laissé allé à quelques attaques personnelles sans intérêt…

“Merde…

Le chanteur, on dirait le fils caché de Bénabar et de Jérôme Kerviel!

Et le guitariste, personne ne lui a dit que Brian May n’était plus franchement in!

Le bassiste? Merde, ils ont libéré un des Eagles ou quoi? Moi qui pensait qu’ils avaient fini par tous les enfermer…

Le batteur? Kris Novoselic, le bassiste de Nirvana, avec quelques big Mac en trop…”

Me voici donc à me focaliser sur la curieuse hétérogénéité stylistique de ces 4 mecs plutôt qu’être attentif à leur performance scénique intrinsèque!


Après un Somebody Told Me qui paraît bon an, mal an, lancer la machine, un saxophoniste fait son apparition sur le fond de la scène…

“Mais… Mais dégage de là mec! Va-t’en, c’est du Rock tout de même que diable!”

Bref, me voilà, mauvaise tête, après une demie-heure de concert à consulter gmail et twitter ayant abandonné l’idée que ce groupe pouvait me plaire…

Et puis, subrepticement, j’ai dû baisser la garde…

Petit à petit, The Killers a forcé ma coquille d’huître pour que s’insère en moi l’idée que, peut-être, une perle est devant moi…

Et quand les premières notes de Mr Brightside résonnent, je constate que mes jambes sautillent depuis un moment déjà. Et mes bras peuvent alors s’envoler…

Quand dans la foulée, au milieu de All These Things That I’ve Done, les lumières se rallument un instant, et exposent à ma vue un Zénith surchauffé du premier rang au tout dernier-rang-tout-là-bas-en-haut, je me dis qu’il n’y a apparemment que moi qui fait ma mauvaise tête.

7000 personnes sont en transe, et il est peu probable qu’il s’agisse d’une hallucination collective…

“Laisses-toi aller mec!”

Et c’est ainsi que j’ai fini par aimer ce concert.

Jusqu’à ce Jenny was a friend of mine jouissif et ce When You Were Young suite auquel on ne réclame plus rien.

Repu, j’étais enfin… et tant pis pour Franz Ferdinand!





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[JUB] - Pete Doherty

11.3.09 mis en ligne par Fred

Pete with Graham Coxon (Blur) on stage

Ce n’est pas simple de raconter comment on a vécu sa soirée avec une légende…

Car ce n’est pas anodin de voir le concert d’un artiste que je suspecte d’être en train de laisser une empreinte durable sur la scène rock.

Je dois confier ne pas bien connaitre l’oeuvre de Doherty.

J’écoute le premier album des Libertines de temps à autre, n’ai jamais trop fait l’effort d’entrer dans ceux des Babyshambles, et apprécie les derniers morceaux qu’il a sortis en solo.

Du coup, je croyais naïvement que Pete Doherty s’était assagi ces derniers temps.

Peut-être parce-que j’entendais moins parler de ses frasques dans les médias grand public…

Je le croyais jusqu’à ce que, alors que je réclamais une bière au bar du Bataclan, je l’aperçoive au loin assurer une entracte superflu entre deux des premières parties assurées par ses musiciens.

Le bougre titubait déjà bien bas, et je me mis à envisager que son set ne dure guère plus de quelques morceaux…

Mais le plus déconcertant, le plus phénoménal, et ainsi le plus gracieux, chez ce Pete Doherty de légende, c’est que la guitare et le micro semblent lui faire l’effet immédiat de 3 paquets d’Aspro 1000.

Tout au long de ce show, je suis resté scotché par l’absence de fausses notes, et surtout par la perfection du chant de Doherty.

You’re my waterloo en guise intro en solo acoustique est absolument magique et s’enchaine avec un duo de guitare somptueux par Mr Graham Coxon himself sur Arcady.

Allez, j’ose… Il y a quelque chose de Dylan chez cet animal là.

Alors bien sûr, en fan historique de Blur, j’ai kiffé de voir sur scène ce bon vieux Graham, ce guitariste hors-pair-sans-en-avoir-l’air.

Mais avant tout, j’ai été bluffé par ce mec au sommet de son art.

Ce mec et sa si élégante facilité quand il enchaine ces deux vieux morceaux des Libertines Music When The Lights Go Out et Good Old Days.

J’en arrive à me demander si son attitude rock’n'roll n’est pas surjouée.

Mais tout au long du set, l’animal a continué à s’enfiler cocktails et clopes, tout en entrelaçant comme un ange ses arpèges et sa voix.

Et quand je le vois quitter la scène juste après Time for Heroes les genoux bien bas, après avoir jeté son médiator dans la foule, il est clair qu’il est bien déchiré.

Car il faut qu’un roadie lui rappelle doucement qu’il faudrait jouer le dernier morceau prévu…

Fuck Forever des Babyshambles enflamme alors les mollets du public du Bataclan.

Avant que Pete ne s’en aille pour de bon…

Nous restons tous sur le cul, conscients sans doute d’avoir assisté à un concert exceptionnel de la dernière légende du rock.

Merci à Patrice Guinot et au blog rockerparis pour cette magnifique photo.

Merci à Oliver Peel pour la playlist réelle un peu différente de celle initialement prévue et que j’ai photographié à la fin du concert.


Playlist : You’re My Waterloo (Libertines) / Arcady / Last Of The English Roses / 1939 Returning / A Little Death Around The Eyes / Salome / Through The Looking Glass / Palace Of Bone / Music When The Lights Go Out (Libertines) / Good Old Days (Libertines) / I Am The Rain / Sheepskin Tearaway (with Dot Allison) / Lady Don’t Fall Backwards / Sweet By And By Drew / New Love Grows On Trees / Broken Love Song / Albion /// Back From The Dead (Babyshambles) / Side Of The Road (Babyshambles) / Time For Heroes (Libertines) / Fuck Forever (Babyshambles)

Ceci est un billet de l'auteur du blog Karmacoma.fr.
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[JUB]Thomas Fersen

2.12.08 mis en ligne par Fred

Thomas Fersen


“On ne veut plus le quitter

Est-ce par son style?

Écouter, c’est adopter

Fersen le genialissime…”



J’adore les textes de Morrissey. Poétiques et désespérés.

J’adore aussi ceux de Chris Martin. Positifs et spirituels.
Mais leurs mots ne sauront jamais jouer avec ma langue à moi.

Les rimes fluides de Thomas Fersen, construites à l’aide d’une variété de mots phénoménale, me laisse pantois, fasciné, la bouche entre-ouverte…

Hier soir, l’écoutant attentivement enchainer les chansons, j’y ai entendu une chrorégraphie lexicale exceptionnelle. Et bien de-chez-nous.

Un truc à s’arracher les cheveux…

Tellement c’est merveilleux de simplicité et de complexité.
Tellement ça coule au fond de l’âme comme un grand crû classé au fond du gosier…

Écouter ce troubadour génial, ce serait comme si, pour l’amateur de foot que je suis, Benzema ne loupait jamais un dribble ou une frappe.

L’écouter aligner ses mots paraît aussi simple que de taper dans un ballon dans une arrière-cour.

On finit même par croire que cette fluidité admirable est forcément imitable.

On se dit qu’a force d’abnégation, de travail et de sueur…
On finira donc nous aussi par aligner

des alexandrins tout aussi bien ciselés…

Alors évidemment, quand ce soir là, Thomas Fersen récite a capella un poème entre deux morceaux, on craint qu’il nous manque peut-être un truc…

Du courage?

Quand il interrompt Saint-Jean-du-Doigt pour conter avec une poésie malicieuse une histoire de suspicion de phlébite entre Lyon et Grenoble, on comprend qu’il risque de manquer, malgré l’abnégation, malgré le courage, quelque chose d’autre…

Quelques tonnes de talent sans doute?

Oui…

Alors, on se dit que des Thomas Fersen, on n’en a pas des tonnes dans notre joli pays.

Mais tant qu’il en reste un, il subsiste l’espoir que demain d’autres le rejoindront. Que demain, d’autres prendront le relais, et feront persister l’idée saugrenue que le Français est une langue qui se chante à merveille.



Thomas Fersen - Germaine - Live des Folies-Bergères (mal cadré…) le 27 Novembre 2008

Lien pour vidéo



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Hype et compte rendu rapide de la soirée Jamendo

1.12.08 mis en ligne par Fred
Voilà presqu'une semaine que la soirée a eu lieu et j'ai à peine eu le temps de me poser sérieusement pour mettre en forme toutes les interviews que j'ai pu faire pendant cette soirée ..

Hype Jamendo par vous
J'en ai beaucoup appris sur le fonctionnement de Jamendo - Site de musique libre en ligne - et cela nécessiterait un article conséquent.

Drunksouls @ Jamendo par vous

Donc je vais me permettre de ne mettre que les photos et liens des personnes formidables que j'ai croisées pendant cette soirée. Et je ferai les choses plus sérieusement un poil plus tard.
Toutes les autres photos sont .




Les interviews de Vavrek , Hype et Laurent skatz arrivent, promis !

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Jamendo , Le site de musique Libre fait un show le 26 Novembre

26.11.08 mis en ligne par Fred
Concert exceptionnel de trois artistes du site de musique libre Jamendo ce soir au glaz'art.

Le site Jamendo m'a fournis mes bandes son pour la plupart de mes podcasts et je sais depuis que Loic le Meur me la recommandé j'en ai fait ma source prinipal de fichier Audio. Il sont rare ces sites de distribution de musique libre qui ont une telle longévité. Et en France plus que le succés c'est la longévité qui compte. Il y en a d'autres et une recherche permet de mettre le doigt dessus.

Les groupes présents pendant la soirée sont :




Vavrek du groupe Tryad ( site web ) : fan de mélange c'est du Rock electro ambiant (ils se classent dans les categories electro, ambient, pop, triphop, industrial rock,, chillout, atmospherique, ambiance, planant).

C'est un groupe virtuel ( chaque membre est situé au quatre coin du monde ) qui a eu son moment de gloire sur LCI: très interessant pour comprendre comment l'avenir musical se dessine pour certains artistes.

Hype ( site web ) : Rock Indé

Drunksouls ( site web ) : reggae - poprock

J'ai toujours un peu peur de me tromper dans les desciption des styles musicaux et de mettre des artistes dans des cases exigües par nature. Vous pouvez donc vous faire une idée sur les styles de musiques via le player ..

bref j'ai vraiment hâte d'y etre .. et qui sait j'aurai peut etre la chance d'interviewer l'un de ces groupes :).





Agrandir le plan
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[BIBZ] Comme une allumette.

7.11.08 mis en ligne par Fred
bibz est arrivée vers moi avec un grand sourire, c'est comme cela que je résumerai ma première rencontre. Et j'userai des même mots pour parler de ma rencontre avec la communauté plurkienne de Paris. La suite ? C'est un billet qui doit arriver... En attendant pour comprendre le grand coeur passionné de cette jeune femme ( comme tous les auteurs invité ici ) j'ai volé son dernier Billet dans lequel elle nous fait découvrir un groupe qui l'a enflammée :

Comme une allumette.

Alors voilà, vous commencez à me connaitre un peu hein, alors vous serez pas étonnés si je dis que je suis du genre à m’enflammer (j’entends déjà certaines personnes qui murmurent dans le fond des “oh ? sérieux ?” ironiques).

Oui, je suis comme ça, je m’embrase et je vous emmerde.

Je tombe amoureuse en l’espace de 24h. Je répète à peu près 80 fois par an que j’ai passé la meilleure soirée de toute ma vie (et il commence à y en avoir un paquet) . J’ai le coup de foudre pour un tableau devant lequel je vais rester 45mn, dédaignant le reste du musée. Je vais passer toutes mes heures libres sur un jeu en réseau jusqu’au dégout.

Et puis surtout, surtout. Surtout il y a la musique. J’écoute un morceau sur la radio Pop/Folk de Deezer un matin et je vais me dire “oh c’est super chouette ça c’est quoi ?”, alors je vais chercher le reste de l’album sur le même site, et pis l’écouter pendant les 6h qui suivent en boucle, et pis finalement à 18h quand je dois quitter mon appart pour vaquer à des occupations culturelles , je vais me dire “non mais c’est pas possible que je sorte sans cet album sur mon lecteur MP3″ alors hop, direction leur site tout pourri (mais je les excuse,je les aime déja d’un amour qui dépasse ce genre de considérations) pour voir où je peux trouver leur album … et le télécharger légalement sur iTunes dans le 1/4 d’heure qui suit, et l’écouter encore en boucle sur le trajet aller ET retour.

Comble de mon bonheur, je découvre qu’ils seront au Divan du Monde le 4 décembre prochain , j’ai failli pleurer.

Je m’enflamme, donc. Et je partage. (oui, je suis trop gentille hein ?)

Orouni - I wanna have money

(d’ailleurs, je suis tellement gentille que je partage là aussi)





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[Karmacoma] The KILLS

30.10.08 mis en ligne par Fred
Attention jub de Karmacoma.fr est un délinquant.. Le billet que vous allez lire est issu d'un fou délirant... Je me vois obligé toutefois de l'accepter comme premier membre historique du comité de rédaction de la blugture ( nous en reparlerons ).. Heureusement un commissaire l'a interrogé.. Voici le script de l'interrogatoire :

The Kills


Monsieur le commissaire, quelques heures avant de partir pour Le Bataclan, l’enquête sur ces deux lascars était vraiment prometteuse.



Tout d’abord, leur dernier album, Midnight Boom. Un de ces diamants brut, une pépite rock instantanément inoubliable.

Ensuite, je gardais le souvenir d’une de leurs prestations il y a quelques années en première partie de Franz Ferdinand. Plus pour la scénographie très sexuelle que pour la playlist à vrai dire…

Et enfin, un bouche-à-oreille fameux de leurs deux premiers passages parisiens plus tôt dans l’année.


En somme, monsieur le commissaire, un faisceau d’indices suffisament concordant. De quoi justifier d’arpenter une petite heure le bitume devant le Bataclan pour dégoter une place pour ce concert évidemment sold-out.



Mais monsieur le commissaire, je ne m’attendais pas à un tel forfait!


Holy Fuck!!!


Déjà quand ils sont entrés tous les deux, seuls, cela paraissait bien curieux… Depuis quand on fait du rock sans batterie? Ils ont eu beau débuter en hurlant “We ain’t born typical” (U.R.A. Fever), j’ai trouvé ça bizarre…


Un bassiste au moins?


Mais vous n’y songez pas monsieur le commissaire. Lui s’occupait de tout avec sa “boite à rythme” et sa guitare. De temps à autre, elle prenait la sienne pour le seconder. Comme lorsqu’elle a invoqué son fameux Alphabet Pony.


Mais ils sont curieux ces deux-là monsieur le commissaire. Des âmes soeurs soit disant… C’est pas moi qui le dit vous savez, c’est elle! Et clairement, quand elle lui fredonnait “my little tornado, my little hurricano” (Last Day of Magic), les yeux dans les yeux seulement séparés de quelques centimètres, personne dans la salle n’en doutait.



Quand est-ce que le forfait a eu lieu monsieur le commissaire?

Tout le monde a immédiatement senti tout de suite qu’il était en train de se passer un truc grave. Mais pour moi, c’est totalement parti en vrille sur ce Getting Down bestial enchainé par un Cheap and Cheerful jouissif.


Des preuves monsieur le commissaire?

C’est simple, sur le morceau suivant, j’ai dansé comme un gorille emphétaminé sans même connaître le morceau.


Oh je ne suis pas le seul à m’être fait prendre monsieur le commissaire. Nous étions bien 1500. Il y eut même un de mes camarades spectateurs pour monter sur scène habillé en BIOMAN. Il n’avait fait que suivre leurs ordres après tout: “I want you to be crazy cos’ you’re stupid baby when you’re sane.”



De l’hypnose ?

Sans doute monsieur le commissaire, sans doute…


Après, je ne sais plus trop monsieur le commissaire. Un rappel, le public en feu, Black Balloon me semble-t’il, et un dernier morceau qu’ils ont tous deux terminés à genoux au milieu de leurs effluves sonores industrielles et inimitables…


Tout cela est passé si vite… Mais c’était tellement bon monsieur le commissaire…


Hypnotisé?


Oui. Sans doute monsieur le commissaire, sans doute…


Un dernier indice?

Mon twit à chaud


Oui, monsieur le commissaire, je vous le confirme, hier soir, The Kills m’a tuer…


The Kills - U.R.A. Fever - Live from Le Bataclan - 28 Octobre 2008

Merci à l’excellent blog rockerparis d’avoir saisi ces deux magnifiques portraits!
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Les 10+ points pour qu'un artiste puisse se lancer sur Internet

10.10.08 mis en ligne par Fred
Trés inspiré par les billets e anglais de Chris Brogan. Je me suis dis que j'allais me lancer à mon tour dans les listes avec divers conseils.

Tout d'abord il existe des lieux pour vous aider et qui sont là pour cela:
L'anpe spectacle et des écoles du type ATLA.

Voici l'interview de joanne d'Atla , le village des musiques actuelles :



Et évidemment L'ANPE spectacle:
Il n'y a pas un acteur qui ne passera pas par là...

Annie parlebas anpe spectacle


Mais voilà 10 conseils :

Je le fais toutefois avec humilité, je n'ai pas la science infuse, et tout ce qui concerne la recommendation par internet est un terrain très mouvant. On ne peut se baser que sur cette seule liste, mais il faut être constamment créatif quand à sa capacité de créer de nouveaux contacts. Car il s'agit d'une de se faire connaitre et de deux de faire faire connaitre. et de donner les outils à sa communauté, à ces fans, pour transmettre la bonne parole..



0/ Entretenir une communauté est ce qu'il y a de plus importants: Pour un producteur c'est autant d'album/ de places déjà vendu. On peut légitiment se dire qu'on ne peut pas etre copains avec tout le monde. La question n'est pas là. L'idée est de se faire connaitre, aprés, au gens d'aimer ou non.

Les Francofous au City Club par vous

1/ Avoir un site myspace. y avoir pleins d'amis et d'aller commenter les Myspace de ces amis. Les bons commentaires font les bons amis. Laisser une pub pour son prochain concert ne suffit pas il faut réellement échanger. Y faire un tour plusieurs fois par semaine.

2/ Entretenir un blog : en y annonçant les infos en avant premièreet pour parler un peu de vous. Vous êtes la star comportez-vous comme tel. ;)

3/ Distribuer Avoir trois ou quatres titres en mp3. Avec une compression pas trop mauvaise (128 kbit/s ). ça vous aidera à vous faire connaitre et vous faire bien voir des internautes friands du Gratuit. vous pourrez les diffuser sur des sites de partage de musiques comme Jamendo,last.fm, imeem, deezer, blip.fm, etc ...

4/ Se filmer: Faire des vidéos et les diffuser parait être du bon sens pourtant beaucoup d'artistes débutant pensent qu'on va les découvrir par une sorte de miracle ...

Céline devant le montage vidéo de Pierre Abruzzini par vous


5/ Networker: Ne pas hésiter à jouer l'ubiquité. Chaque internautes a ses préférences. Pour certains c'est youtube, d'autres Dailymotion ou wat.tv ou même myspace.tv. De la même manière, il éxiste une multitide de réseaux sociaux sur internet : facebook, hi5, myspace, mytaratata , Skwat, HitMuse, etc .. Il s'en crée tout les jours .. je vous invite à m'en proposer d'autres en commentaires..

6/ Sortir: Il y a de plus en plus de festivals qui permettent d'organiser des rencontres entre professionnels et artistes.. Il faut y être : se montrer serrer des paluches, fumer une cigarette avec ou boire un coup ou se détendre les jambes avec.. Bref frequenter les gens importants, ou qui pourrait l'être. Ce n'est pas cynique puisque justement je vous dis de privilégier le coté humain.
et dire que même les femmes si mettent .. une honte une honte
7/ Courrielliser: Un mail (newsletter/liste de discussion) régulier pour annoncer ces spectacles permet de garder le lien même dans le périodes de compos ou même dans un trou d'activité. ça fait plaisir de recevoir un mail de son groupe favori, même si c'est pour dire qu'il se dore la pilule. A condition que ça ne soit pas tout le temps non plus. ;) Sachez toutefois ménager votre vie privé...

8/ Tracter : Ces petits papiers qui trainent au fond des poches récupéré dans un bar dans lequel on a entendu un super groupe. Même s'il est imprimé au boulot un peu à l'arrache. C'est toujours ça de transmis...

Spectacle Pour enfant Prune Cric et Crac par vous

9/ Se montrer en spectacle : Evidemment ne negligez pas les spectacles et les concerts. J'aurai tendance à préférer la régularité à la profusion .. d'autant plus si à chaque nouvelle représentations, il y a quelque chose de differents par rapport à la dernière fois..

10/ Rencontrer: Les rencontres IRL (In Real Life) , en vrai , avec de vrais éclats de rires, des vrais caratères, et de vrais gens et rencontres intenses.. Qui sait si vous n'allez pas réveler un talent chez un de vos fans.
Alban (Organisateur de Spectaculaire) et Roeland dekkers ( Uitmarkt équivalent néerlandais )
11/ Tagguer: Avoir un tag (un label / ou une étiquette ) pour chaque concerts/spectacles , cela vous permet de savoir qui aime vous mettre en valeur (en faisant une recherche sur le tag) et vous le faire savoir :). Un tag c'est un mot qui permet d'identifier de manière unique un événement. par exemple parisspectaculaire2008 pour Spectaculaire à Paris en 2008.

12/ Diffuser: Ne pas interdire les photos ... ni les téléphones/appareils photos qui filment. C'est un autre moyen de parler de vous.. et de si mauvaise qualité qu'il est probable que les gens préfèrent vous voir en vrai.

Pénélope Jolicoeur

Voilà j'ai probablement oublier des choses, ces conseils sont basés sur ce que j'ai pu voir en un an se devellopper sur internet. A savoir qu'il suffit d'une fois avec la bonne personne pour qu'un producteur se donnent les moyens de mettre en musique votre talent. Et surtout, le plus important, soyez vous-même !!


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Le 104 : le 11 octobre 2008 un programme mortel ...

7.10.08 mis en ligne par Fred
D'accord le titre est un peu facile pour parler de l'ancien établissement des pompes Funèbres du 104 rue d'aubervilliers. Un lieu dédié à la création artistique à Paris et aux conférences à des prix inaccessibles au communs des mortels.. ( gnark gnark, comprend qui pourra..).

Hors mis la stratégie de rentabilité de l'endroit, cela permet à de nombreux artistes de trouver un endroit de rêves pour exprimer leur art. Ce n'est que 39000 mètre carré soit un peu plus de trois fois Les galeries du grand palais. à peine la moitié de la surface d'exposition du Louvre.. et 4 fois inférieur à celle de mon appart .. Donc çaaa vaaaa .. faut pas exagérer non plus. C'est un peu mesquin comme surface je trouve..

Hors palaisanterie, on peut considérer que l'espace sera à la hauteur de ces promesses :
Le CENTQUATRE doit permettre aux artistes de tous les horizons et de toutes les disciplines, de se sentir
chez eux. Avec Robert Cantarella et Frédéric Fisbach, co-directeurs, ils sont au centre des décisions et de
l’inventivité.
Explique Christophe Girard, Adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture.

La direction est choisi en ce sens, des créatifs ambitieux qui ont assisté des jeunes créatifs puis sont devenus à leur tour des responsables de théâtre de compagnies. Des spécialistes donc de la nouvelle création contemporaine avec une vraie tendance à l'ouverture et à la créativité, Il n'y a qu'à voir le programme... et ça commence officiellement à 18h30 (en fait à 14 heures..) et ça finit normalement à 2h00 du mat .. pfff.


Il y a déjà le concert de cette légende du Trip-Hop à 21 heures: Tricky dans la halle Aubervilliers
à 23h dans la salle 400 : Vincent Epplay et Samon Takahashi deux DJ avec une sélection pop, electro.
à 1h dans la même salle 400: 5 jeunes femmes originaires d'Amsterdam (FNNNN) histoire de nous emmener jusqu'au bout de la nuit.. Gérard une tour... :-P

Pendant la journée

104 secondes de musique fait par une multitude de musiciens dans l'Ecurie E: Miguel Azguime, Raphaël Cendo, Andrea Cera, Arnulf Herrmann,
Philippe Hurel, Mauro Lanza, Martin Matalon, Jesper Nordin, Alberto
Posadas, John Rea, Kaija Saariaho et Michel Galante. Qui sont-ils ?


"Les petites échappées", un atelier
par Matali Crasset dont les photographies recouvrent les murs de l’espace .
Dans la Nef Curial: EXPOSITION A FAIRE SOI-MÊME par Paul Cox.
Maï LUCAS Dans l'Ecurie F, une artiste qui a "squatté" les lieux dés 2007 et a photographié les environs.
Melik Ohanian dans l'atelier 4 nous montre un des élements d'une exposition simultané ( 15 Lieux dans paris )
Christian PRIGENT nous fait découvrir 104 slogans pour le Cent quatre dans l'atelier 5 et la Halle Curial
Gerard Pesson et l'ensemble Cairn proposent les premières 104 actions musicales qui se dérouleront sur 26 mois en 26 concerts au rythmes des nouvelles lunes..
Rimini PROTOKOLL fait une représentation pour deux personnes ...séances à 15h, 16h, 17h, 18h, 19h donc on réserve à resabilletterie@104.fr
Olivia Rosenthal nous propose une pièce sonore a écouter en se déambulant dans le Cent Quatre à 15h30 et 19h30.
Adrien ROVERO /
I LOVE 104
ouvre toute la journée une boutique de souvenir trés particulière.. ha haaaa
Anri SALA propose des films qui se déclenchent suivant la température de l'extérieur ( entre 10 et 21 degrés selon la météo )
Nicolas SIMARIK échange les clés usagers et vous donne les clés du cent quatre..
Yacoub & Laserre dans les écuries A et B vous propose des photos et des coupures de presse pendant le chantier du Cent quatre.
toute la journée
Stephane COUTURIER photographies "melting point" du chantier de réhabilitation.Accueil et murs CURIAL.
COLOCO récolte dans un Jardin partagé (angle rue de la Marne et du quai de la Marne, métro Ourcq) à 14h30 pour aller déposer à 17h dans les cours anglaises du Cent Quatre..
Andrea CERA transforme le mouvement désordonnés des visiteurs et leur sons en une scuplture ..euh funèbre.. brrrr.. dans l'atelier 6
Tania BRUGUERA, plasticienne et performeuse, développe une réflexion autour des modes d’organisation
et de représentation politiques du peuple migrant.
Traversee
Bertherat & Chevandier nous montreront à travers leurs photos l'histoire des pompes funèbres à Paris. Ecurie D
Alain BERNARDINI à travers ces clichés ( et ces vidéos ? ) nous montre les photos du chantiers et ces ouvriers.. Terrasse du Café
BERGER&BERGER livrent le premier pavillon de leur série "une ile paradisiaque et un spectacle artificiel" une architecture qui varie en fonction de la luminosité extérieur. Salle 200.
ATELIER LE BALTO, Collectif de Jardinier et d'urbaniste fabriqueront le Jardin de du Cent Quatre.

18h, 19h, 20h30 : Slam & Cie réunit pour la première fois Bissao, Damien Noury, Delphine II, Hayet, Ndje, Sandra, et Xtatic le temps d'un set pour vous faire partager la diversité de la scène slam.


Alors vous vous dites le programme c'est bien, mais c'est quoi ce lieu ? Voici un extrait des chiffres officiels qui va aider à faire comprendre l'utilité de l'endroit :

– Dans la nef centrale, deux salles de spectacles de 200 et 400 places avec leur foyer,
– 30 à 35 projets artistiques par an pour des résidences allant de 2 à 12 mois,
– 200 artistes en permanence au CENTQUATRE
– Une pépinière d’entreprises occupant environ 700 à 800 m2, (tiens faudrait que je dépose un dossier)
- Un équipement pour les pratiques artistiques amateurs de 500 m2,
- Visiteurs du site Internet : 40 000 par mois. ce qui est peu .. mais bon il vont apprendre à vivre avec leur temps.. ( je t'entends toi qui dit que je les fais pas.. on a pas le même budget hein !! )



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Stevie Wonder 2.0 : filmez les concerts, c'est permis, c'est même conseillé...

30.9.08 mis en ligne par Fred


J'y étais et c'était formidable, c'était extraordinaire... c'était « mind blowing » ! C'est-à-dire, c'est ce genre de concert qui vous élève, qui vous fait communier avec ces 18 500 spectateurs de Bercy.

Quand mon adorable Jo m'appelle et me dit : tu fais quoi ce soir ? Bon, ça sert à rien de vous raconter la suite, ça m'est tombé du ciel comme une étoile filante, comme le grand sac du Père Noël, comme un miracle que l'on attend plus depuis des mois : voir Stevie Wonder en Concert... J'ai l'impression de retomber en adolescence. C'était,.. pfff !

J'ai fait Rome-Bercy en 25 min. Faut être parisien pour comprendre que même la RATP m'a aidé sur ce coup là. :-)

Quand ma belle Jo m'appelle, j'étais en vadrouille d'interviews et j'avais sur moi tout mon matériel photo + batterie + carte méoire SD (2go + 2go + 4 go) et mon mono-pied pour m'aider à filmer dans  les foules et la pénombre.

J'ai un peu eu le trac en arrivant. Qu'est-ce que la sécurité allait-elle faire de mon bazar ? Allait-elle m'interdire de filmer ? (oui, ça fait aussi longtemps que ça que je ne suis pas allé voir un concert). Eh ben non, ils ont vu mon monopied et mon appareil photo, pas mon N95 certes, mais bon, je rentre. Je trouve la sécu un peu lègère ou peut-être est-ce la fée Jo qui me protège ? Je rentre, donc, on s'installe et je fais mes premières photos : mais c'est surtout Seesmic que j'ai bien nourri avec mes premières vidéos.

Je m'installe... la magnifique Jo me demande si je vais faire des vidéos. Je prends cette question comme un blanc seing. Oui, j'ai pas besoin de beaucoup pour m'autoriser à faire des trucs dont j'ai envie, et puis, je me dis que j'en ai tellement vu sur internet...

Voilà, je suis installé. Le concert commence, j'ai la chance de filmer la premiers instants. Le concert est superbe, j'adore ce chanteur, il vient d'une époque révolue où le chant était à mi-chemin entre la prière et le désespoir. Le rythme, les cuivres, tout a été inventé à cette époque... Une époque faite de revendication de la fierté Noire. Une époque où James Brown était bien plus qu'un chanteur noir à la rythmique endiablée.

Mais Stevie Wonder fait toujours de la politique et ce soir-là, il ne s'en est pas caché. Et, même, il nous a demandé d'être son relai :
I want you to put it on your telephone and put it on the internet so everyone can hear the word I say.
En bon français de chez nous :
Je veux que vous mettiez ça sur votre téléphone et que vous le mettiez sur Internet, pour que tout le monde puisse entendre tout les mots que je dis.
Voilà, si j'avais une corde qui me reliait encore au sol, elle avait instantanément disparue. Cet homme a tout compris des nouveaux médias.

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