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[JUB] Mary & Max

26.9.09 mis en ligne par Jub
Par Jub


Quand je suis arrivé dans les locaux de Gaumont, j’ignorais à peu près tout de « Mary & Max ». Après coup, j’ai appris que c’était un de ces films dont « tout le monde parle »,
mais dont personne n’avait jugé pourtant utile de me parler.

« Mary & Max » est un film d’animation.
Et j’imagine que c’est avant tout par cela que « tout le monde » en parle.
Pourtant le prodige que réussit « Mary & Max », c’est de nous faire oublier qu’il s’agit d’un film d’animation.
La technique de réalisation est à la fois secondaire et essentielle.
Rapidement, elle se fait oublier, même si il est évident que ce film n’aurait pas eu le même impact s’il avait été tourné avec de vrais acteurs.

C’est avant tout le film d’une histoire entre deux êtres humains perdus, dans un monde trop confus, et qui en trouve en l’autre l’île qui permet d’avancer.
Max, espèce de Omer Simpson dépressif, et Mary, Mafalda un peu paumée, sont super attachants.

Je n’ai pas quitté la salle sans y laisser quelques larmes d’émotions, saupoudré de mes sourires préférès.
Pas ceux qui revêtent la condescendance de ceux qui savent vivre.
Ceux qui s’habillent de gratitude sincère.
Gratitude pour ce génial Adam Elliot de rappeler comme il est bon d’être humain.
Et comme il est bon de ne pas vouloir/savoir vivre comme tout le monde.

« Mary & Max » ?
Il n’y a pas à réfléchir… Il faut aller le voir… et Vite !

Sortie en salle le 30 Septembre 2009



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[JUB] La Estupidez

4.6.09 mis en ligne par Jub

Je suis conscient de mon incapacité récurrente à vous conter les détails des spectacles qui m'ont le plus épaté.
Et après tout, n'est-ce pas là une caractéristique de l'art ?
Voire même de la beauté?

Je ne saurais donc pas vraiment expliquer pourquoi j'ai aimé voir La Estupidez.

L'espace de quelques instants, j'ai cru que c'était parce-que j'étais secrètement amoureux de Marina Fois.
Mais c'est plus que ça en réalité.

Une pièce totalement délirante dans ses formes...
3h de spectacle pour une vingtaine de personnages réparti parmi cinq acteurs.
Une mise en scène au carrefour du cinéma et de la BD.
Des décors méchamment Pop Art.
Des morceaux de dialogue, emboités les uns dans les autres, superbement absurdes prises isolement, et débouchant pourtant sur une unité incontestable.



Et surtout, rentré fatigué dans le Théâtre Chaillot, j'en suis ressorti totalement rasséréné par ce désordre bouillant, avec la conviction d'avoir assisté à un spectacle exceptionnel.

"La Estupidez est l'explosion insensée mais articulée d'un moteur en pleine ébullition et - dans son harmonieux déséquilibre - elle est insaisissable, grossière, baroque, et cherche à abattre tout préjugé que mes mes acteurs et moi-même aurions pu avoir concernant les limites de ce qui est jouable au théâtre."

Et ça, c'est pas moi qui le dit, c'est Rafael Spregelburd, l'auteur de la pièce.

C'est au théâtre Chaillot jusqu'au 14 Juin 2009.
Alors Allez-y vite!

Plus de détails ici!

Article écrit par JUB

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[JUB] DM Stith / Shearwater

14.5.09 mis en ligne par Fred



J’avais besoin d’aller voir un concert ce soir-là.

Et si j’avais bien repéré il y a quelques semaines que Shearwater passait ce jour-là à Paris, je ne l’avais pas vraiment noté pour autant.

Mais ce soir-là, j’avais besoin de m’aérer les neurones, et si possible de les apaiser avec de la musique. Et un petit tour sur last.fm me rappelle la venue des cinq texans à une dizaine de minutes à pied de chez moi. Il me précise aussi qu’ils sont accompagnés d’un certain DM Stith dont j’ai vu passer le nom ici ou là ces dernières semaines, et dans ma mémoire confuse, accompagné d’avis plutôt dithyrambiques.
Et des les premiers accords de Pity Dance, que je partage ici, il se dégage de ce bonhomme-là une aura qui ne retombera pas un instant durant ce set d’une demie-heure.



Une chouette interview de l’animal se trouve sur le site popnews.

Et allez faire un tour sur sa page myspace pour vous faire votre propre opinion.

Personnellement, vu la claque prise, j’ai même acheté son album sur ITunes ce matin.

Et pas par peur du gendarme Hadopi!
Et après ça, débarque ces cinq texans de Shearwater que le Café de la Danse attendait.

Et eux aussi, je les ai aussi beaucoup aimé.

Le charisme individuel, et quelque peu hétérogène, de chacun de ces cinq musiciens se fondant étrangement dans une unité de groupe indiscutable.

Une musique tantôt épurée, tantôt saturée, et dirigée par la voix planante de Jonathan Meiburg.

C’est toute l’énergie qu’il me fallait pour cette soirée-là!
A noter pour les parisiens que DM Stith assurera la première partie de The Acorn à la Maroquinerie, ce Vendredi 15 Mai 2009!

Une note de JUB


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[JUB] Résidence Jarvis Cocker

6.5.09 mis en ligne par Fred



J’ai quelques héros.
Quelques-uns de ces êtres humains dont j’admire tellement certaines œuvres que je serais capable de défendre n’importe quelle autre production merdique, excuser voire même expliquer n’importe lesquels de leurs agissements de terriens.
Et Jarvis Cocker fait partie de ces quelques-uns.
Alors bien sûr, quand il a annoncé la semaine passée cette initiative originale de résidence dans une galerie de Montmartre, j’en frétillais d’avance !
Le fil rouge de la semaine est de répondre à la question “Qu’est-ce que la Musique ?” à travers un évènement musical qui serait une œuvre d’art vivante.
Ainsi quand je suis entré dans la galerie en cette fin d’après-midi, Jarvis et son groupe improvisaient un thème musical pour accompagner la séance de yoga qu’un enseignant donnait à trois jeunes femmes.
Demain Mercredi, les deux premières heures seront consacrées aux enfants, dont les activités seront aussi enrobées musicalement.
Ensuite, Jarvis et son groupe invitent ceux qui le souhaitent à venir avec un instrument pour improviser avec eux.
Par ailleurs, tout au long de la semaine, chacun est invité à laisser sur un cahier, un mot, une phrase, une situation à partir de laquelle le groupe pourrait tricoter une atmosphère musicale.
Le programme plus détaillé de la semaine est par ici, mais reste largement sujet à variation et improvisation.
Et pour conclure chaque journée, Jarvis et son groupe (incluant notamment Steve Mackey, le légendaire bassiste de Pulp) jouent leurs morceaux les plus récents, de façon plus ou moins préparée, comme en témoigne la vidéo saisie cette après-midi.

Cela se passe Galerie Chappe, 4 rue André Barsacq, Paris 18e, et c’est jusqu’à ce Dimanche 10 Mai 2009, avec notamment Samedi soir un concert en plein air devant la galerie.
Ne serait-ce que pour approcher une légende, allez-y !
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[JUB] Looking for Eric

28.4.09 mis en ligne par Jub
CC strayhuman

 Ce lundi soir, j'ai eu la chance d'assister à une projection en avant-première du nouveau film de Ken Loach, Looking for Eric.

Pour tout vous dire, quand je me suis rendu au club de l'Etoile, sous une pluie tombante, à peine débarrassé d'une migraine fulgurante venu un peu plus tôt me chatouiller les neurones, j'aurais volontiers été téléporté n'importe où ailleurs que sur un fauteuil de cinéma à regarder une des dernières fables sociales de Ken Loach.
Parce-qu'on pouvait bien tenter de me vendre que pour une fois Loach était comique, le fond de ses histoires est rarement coloré d'un optimisme à tout épreuve...

Et d'ailleurs, Ken Loach ne manque pas à nouveau ici d'égratigner cette société absurde, ses nouveaux riches, son argent aliénant, ou ses stades de foot aux tribunes aseptisées et inaccessibles aux portefeuilles du peuple.

Pour autant, le film ne prend sa vraie dimension que quand arrive King Eric.
Le film devient plus qu'un nouveau Ken Loach quand débarque KEN-TONA, l'ange gardien de cet autre Éric, postier mancunien dont la vie part en couilles.

Du bientôt légendaire "I'm not a man. I'm CANTONA!" jusqu'à la jouissive scène finale, les gorges peuvent se déployer et laisser les rires exploser.

Le film ne sort sur les écrans que le 27 Mai, après sa présentation officielle à Cannes.
Mais notez quelque part qu'il faudra aller le voir!

Et une bande-annonce pour vous en convaincre définitivement...
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[jub]Romain Kronenberg

26.4.09 mis en ligne par Fred
Je dois avouer que quand je suis entré dans la galerie Martine Aboucaya, à l’heure où la performance de Romain Kronenberg débutait, je n’étais pas particulièrement excité.

A vrai dire, seule trois rangées de gobelets en plastique parfaitement alignées sur le présentoir d’accueil, et superbement colorées par un liquide couleur bordeaux parvenait à m’émoustiller un peu.
Car j’ai déjà eu l’occasion de visionner ces performances modernes, qui mêlent l’image à d’autres formes d’art, musique et danse en particulier.

Et à chaque fois, j’étais resté sur ma faim.

Rien de déplaisant, parfois même quelques instants agréables.

Mais rien d’émouvant non plus, et ainsi l’impression d’assister à un exercice de style plus qu’à une véritable création artistique.
Et pourtant…

A peine, assis dans la salle de la galerie, j’ai plongé…
Comme cela m’arrive quelquefois dans ces concerts auxquels j’assiste souvent.
Je me suis immergé au creux de cette histoire qui semblait se dérouler juste devant moi.
 Sans mots.

Juste quelques images illustrées par ces notes délicatement pincées, et générant cette atmosphère amoureuse et onirique, dans laquelle j’allais me laisser aller quelques dizaines de minutes durant.
J’ai tenté de saisir cela dans les trois courtes vidéos à la fin de ce billet.

Mais croyez bien que le résultat n’est pas à la hauteur de la sensation réellement vécue ce soir là.
Allez plutôt faire un tour sur son blog, ou surtout, si vous en avez l’occasion, allez faire un tour à la galerie Martine Aboucaya, au 5 rue Saint Anastase, Paris 3e, pour toucher de plus près à l’élégance de cette œuvre.




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[jub] Matt Bauer / Troy Von Balthazar

18.4.09 mis en ligne par Fred

C’est un concert où j’ai décidé d’aller parce-qu’il m’était chaudement recommandé. Ici ou là

A peine entré dans l’enceinte du Nouveau Casino, je suis séduit par l’ambiance qui y règne.
Matt Bauer est déjà sur scène, et colore de sa voix rauque le côté exclusif et intimiste qu’offre cette salle.

Arrivent quelques morceaux au banjo, comme ce Florida Rain que je partage ici, qui envoie mon esprit dans quelque désert rocailleux de je-ne-sais-quel coin du fond des états-unis.

L’ensemble du set est de cette veine délicate, et m’autorise à voguer sur la houle de quelques rêves.
Et puis, j’avoue avoir une admiration particulière pour ces musiciens capables de tenir une audience tout seuls.
Alors quand Troy Von Balthazar prend le relais de Matt Bauer, je suis aussi, peut-être avant tout même, subjugué par sa facilité à faire un set d’une musique si complexe, tout seul sur scène pendant une heure.
Bien sûr, il ne s’agit que de technique.

On sample un passage de guitare par ici, une voix par là, on apporte un enregistrement etc…

Mais je suis très sensible à cette capacité de transformer la technique en émotion…

Et cette voix… C’est la voix d’un homme qui chanterait pendant qu’il fait l’amour…

Grandiose…
Pour autant, j’aimerais vraiment pouvoir le revoir sur scène, supporté par d’autres musiciens.

Car je crois que, libéré de certaines contraintes techniques, sa performance scénique en bénéficierait grandement.
Quoiqu’il en soit, ce sont deux merveilleux artistes que j’ai vu là.

Allez donc faire un tour de ma part sur leur page myspace

Matt Bauer

Troy Von Balthazar
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[JUB] The dIPLOMAT

1.4.09 mis en ligne par Jub
Vous savez bien que je kiffe aller voir des concerts.
Que j’en suis un junkie complet d’ailleurs.
Si je n’ai pas ma dose hebdomadaire, je me sens mal.



Et vous savez aussi que j’adore écrire ce que j’y ressens.
J’essaie à chaque fois d’être juste.
Sincère, sans être méchant ni conciliant.

Mais je n’ai aucune relation personnelle avec les artistes que je vais voir.
Je connais leur musique mais je ne les connais pas pour autant.
Je n’ai jamais à me demander si ce que je peux penser va leur plaire quand le show m’a déplu…
Ou m’assurer que je reste bien impartial quand le show était énorme!

J’avais déjà eu un questionnement similaire quand j’avais vu The dIPLOMAT la première fois.
Mais je découvrais leur musique à l’époque.

Presque un an plus tard, au-delà de l’amitié que je leur porte individuellement, ils sont juste un des nombreux groupes qui occupent mon IPod.
Pas un des essentiels que j’écoute toutes les semaines certes.
Mais un de ceux que j’ai suffisamment écouté pour pouvoir identifier chaque morceau après quelques notes.
Et même mimer avec ma bouche chacun des mots de leurs chansons.

Alors, j’étais heureux de les voir enfin à Paris.
Heureux pour eux en premier lieu évidemment.
Mais heureux aussi d’aller voir un concert d’un groupe que j’aime bien tout simplement.

Et puis, j’étais content que leur concert arrive juste après celui d’un autre groupe encore jeune.
Pour disposer d’une comparaison immédiate
Bien sûr, jouer devant 1000 personnes à l’Elysée Montmartre n’est pas pleinement comparable à un concert plus intimiste au Réservoir.
Mais même considérant cela, il n’y a pas photo !
Si c’était la Nouvelle Star, The dIPLOMAT aurait juste éliminé The Virgins en une seule chanson sans personne pour soutenir le contraire.

Alors, qu’est-ce que je peux vous dire de plus que ça ?
Que j’ai sautillé comme un ado pendant presque tout le show ?
Que la dernière fois que ça m’était arrivé, c’était pendant le concert de The Kills ?
Que j’ai l’air de Messiah of the Nineties dans la tête depuis ce matin ?
Je ne peux rien vous dire de plus que ça... Vraiment. Fallait y être quoi!

Pour les images, allez faire un tout par ici …
Pour un extrait de Sentimental Zoo posté en live sur Seesmic pendant le show, allez par là.
Comme d’hab’, vous avez à la fin du billet mon enregistrement du premier morceau, l’énormissime Messiah of the nineties
Le son étant un peu saturé, je vous ordonne d’aller l’écouter sur deezer par ici.

Et je vous annonce enfin que je vais m’occuper personnellement de les faire très vite revenir sur Paris.
Et cette fois-ci, amis lecteurs de karmacoma.fr, de blugture.com ou d’ailleurs, vous serez conviés et vous viendrez !



Playlist : Messiah of the Nineties /A New Beginning / Let Me Be Your Dog / Sentimental Zoo / Last Disco Bitch / Humankind Experience / Spies / Impossible Nineteen / Love On High / On The Radio / Picture Of You
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[JUB]Thomas Fersen

2.12.08 mis en ligne par Fred

Thomas Fersen


“On ne veut plus le quitter

Est-ce par son style?

Écouter, c’est adopter

Fersen le genialissime…”



J’adore les textes de Morrissey. Poétiques et désespérés.

J’adore aussi ceux de Chris Martin. Positifs et spirituels.
Mais leurs mots ne sauront jamais jouer avec ma langue à moi.

Les rimes fluides de Thomas Fersen, construites à l’aide d’une variété de mots phénoménale, me laisse pantois, fasciné, la bouche entre-ouverte…

Hier soir, l’écoutant attentivement enchainer les chansons, j’y ai entendu une chrorégraphie lexicale exceptionnelle. Et bien de-chez-nous.

Un truc à s’arracher les cheveux…

Tellement c’est merveilleux de simplicité et de complexité.
Tellement ça coule au fond de l’âme comme un grand crû classé au fond du gosier…

Écouter ce troubadour génial, ce serait comme si, pour l’amateur de foot que je suis, Benzema ne loupait jamais un dribble ou une frappe.

L’écouter aligner ses mots paraît aussi simple que de taper dans un ballon dans une arrière-cour.

On finit même par croire que cette fluidité admirable est forcément imitable.

On se dit qu’a force d’abnégation, de travail et de sueur…
On finira donc nous aussi par aligner

des alexandrins tout aussi bien ciselés…

Alors évidemment, quand ce soir là, Thomas Fersen récite a capella un poème entre deux morceaux, on craint qu’il nous manque peut-être un truc…

Du courage?

Quand il interrompt Saint-Jean-du-Doigt pour conter avec une poésie malicieuse une histoire de suspicion de phlébite entre Lyon et Grenoble, on comprend qu’il risque de manquer, malgré l’abnégation, malgré le courage, quelque chose d’autre…

Quelques tonnes de talent sans doute?

Oui…

Alors, on se dit que des Thomas Fersen, on n’en a pas des tonnes dans notre joli pays.

Mais tant qu’il en reste un, il subsiste l’espoir que demain d’autres le rejoindront. Que demain, d’autres prendront le relais, et feront persister l’idée saugrenue que le Français est une langue qui se chante à merveille.



Thomas Fersen - Germaine - Live des Folies-Bergères (mal cadré…) le 27 Novembre 2008

Lien pour vidéo



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[JUB]Sigur Ros

28.11.08 mis en ligne par Fred

Sigur Ros

Sigur Ros

Sigur Ros

Un grand vin se différencie d’un vin ordinaire par sa longueur en bouche. Quelques heures après en avoir bu un verre, vous découvrez encore des saveurs différentes de celles que vous aviez ressenti en buvant…

Un grand concert, c’est pareil. Quand je constate que les disques de l’artiste ne quittent pas mon Ipod dans les heures et jours qui suivent, je recois la confirmation que ce à quoi j’ai assisté était un grand cru.

Mais alors, n’aurais-je aucun jugement rationnel d’une performance scénique?

Oui et Non…

Je suis assez manichéen avec les artistes que je connais sur le bout des ongles. J’ai joui avec Radiohead. J’ai tutoyé la mort avec Portishead. Je me suis engueulé avec Coldplay. Et assez rationnel avec eux du coup…

Avec les artistes que je connais moins, je laisse plus la place au ressenti, à l’émotion. Je ne suis plus dans la peau du fan qui espère à chaque note qu’ils penseront à jouer ses morceaux favoris…

Et puis, quand le groupe en question chante dans une langue, dont je peux me risquer à dire que je ne saurai jamais la parler, il m’est difficile d’hurler à tue-tête comme la midinette que je suis pour mes artistes favoris…

Sigur Ros est un très grand vin. Le concert de Sigur Ros au Zénith hier soir était un très grand millésime d’un très grand vin.

Arrivé trop tard pour pleinement apprécier For A Minor Reflection, j’aime déjà l’entracte et cette suave musique typiquement sigurrossienne qui accompagne les roadies qui installent la scène.

L’arrivée sur scène et le planant Svefn g englar plante le décor d’un concert millésimé. Après, je ne sais plus très bien. Une mise en scène chargée mais étrangement juste. De grosses boules de lumières en fond de scène. Des morceaux de papiers colorés. Des petites boules blanches. Du classique si ce n’était cet incroyable rideau de flotte qui tombe devant la scène au milieu du concert. Inoubliable…

Le Zénith frétille sur les tubes du dernier album. Gobbledigook. Inni mer syngur vitleysingur.

Le groupe est d’une grande sobriété sur scène. Jon Por Birgisson s’adresse au public une première fois après une petite demie-heure de show. En islandais… avant de juste demander en anglais notre participation pour faire les chœurs, ou frapper dans les mains au rythme des tambours martelés par les quatre de For A Minor Reflection sur Gobbledigook.

Je plane littéralement quand Sigur Ros nous offre son Festival. Ce morceau d’une élégance inouie, qui débute par la voix cristalline de Jon légèrement accompagné par l’orgue de Kjartan Sveinson, pour s’achever une dizaine de minutes plus tard dans une harmonie sonore et puissante…


J’ai d’ailleurs tellement plané qu’à froid, j’ai cru que le morceau terminait le concert…

Merci à Volenska de me l’avoir fait remarquer!

C’est en réalité All alright, qui termine le magnifique dernier album Með suð í eyrum við spilum endalaust, qui débute le rappel et s’enchaine avec Popplagið qui, Volenska me l’apprend, termine systématiquement les concerts d’un groupe qui va désormais mobiliser mes oreilles pendant de longues journées voire semaines…

Après ça, le groupe réapparaitra juste deux fois sur scène pour saluer le public. Tout le monde est repu.

Je quitte le Zénith en planant me perdant dans la nuit du parc de la Villette jusqu’au quai du canal de l’Ourcq, où je contemple les reflets de la ville sur l’eau et Sigur Ros qui continue à jouer dans ma tête…

Sigur Ros - Sven g englar - Zenith de Paris - 15 Novembre 2008


PS1: J’ai un peu déconné à l’enregistrement, et ai du coup coupé les 3 dernières minutes du morceau… Désolé…

PS2: Merci une nouvelle fois à Oliver Peel pour ce cliché, et pour tous les autres que je vous invite à regarder sur sa page flickr.

PS3: La playlist grâce à l’excellent blog (en allemand) auquel participe Oliver Peel

Svefn g englar / Ný batterí / Fljótavik / Við spilum endalaust / Hoppípolla / Með blóðnasir / Inní mér syngur vitleysingur / Sæglópur / E-bow / Festival / Hafsól / Gobbledigook /// All alright / Popplagið



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[JUB]CSS

24.11.08 mis en ligne par Fred

CSS





J’arrive suffisament en retard pour dégoter un billet à moitié prix, et louper le premier groupe White Lies.

Mais pas assez pour me soustraire à Mystery Jets. Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas entendu un groupe qui ne m’apporte rien…

Strictement rien!

Certes, le son du Zenith fut particulièrement pourri toute la soirée. Mais cela ne fait qu’exacerber la qualite intrinsèque du groupe.

Sympathique, dynamique, jeunes kinenveul mais je vois mal ce qui pourrait en sortir de merveilleux. Même dans plusieurs années.

CSS arrive vite pour me rappeler que c’est uniquement eux que je suis venu voir.

J’exerce un repli inhabituel vers les tribunes latérales tellement le son de ce soir est pourri.

CSS… Cansei de Ser Sexy

Des brésiliens qui font du rock… Ou de la punk pop ou autre appelation de spécialiste auxquelles je n’ai jamais goûté.

Je n’aime pas trop les étiquettes…

Et pourtant, en voyant cette bande de brésiliens déjantés, ces 4 filles et ces 2 mecs, ce combo improbable, j’imagine leur histoire de façon caricaturale.

Je me dis que ces 4 meufs en ont probablement eu marre que leurs mecs jouent au foot aux quatre coins du globe. Alors, elles auraient chopé deux zivas dans une favela quelconque pour aller elles aussi s’éclater un peu partout.

Mais j’ai dit que je n’aimais pas trop les étiquettes…

Tout assis que je sois, CSS me remet du feu dans les jambes et des ressorts dans le cou. Même mes mains finissent par s’y mettre et frappent régulierement mes jambes, ou carrément se cognent entre elles…

Ils n’ont rien inventé ces six lascars. Mais ils le font très bien.

Et leur chanteuse, lovefoxxx, a un charisme phénoménal.

Même depuis les tribunes.

Music is my hot hot sex, Meeting Paris Hilton, Jager Yoga me laissaient assez perplexes en version studio, mais sont des bombinettes rudement efficaces sur scène.

Let’s make love and listen to death from above, plus élégant, est tout aussi réussi mais paradoxalement un peu moins dans le ton de ce set survitaminé.

Au final, rien à redire, rien à jeter, CSS roxxx!!!

Et ils seront à revoir sur une scène plus petite, où je veillerais à me rendre vêtu autrement qu’avec une tenue de bureau…




CSS - Festival des Inrocks - Live du Zénith de Paris - 17 Novembre 2008


PS1 : Photo de Oliver Peel… As usual! :-)

PS2: N95 en rade hier soir. Et peu de vidéo disponible 24h plus tard sur youtube. Ci-dessus l’arrivée sur scène qui donne assez la tonalité un peu dingue du reste du show



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[JUB] The kooks

24.11.08 mis en ligne par Fred

The Kooks



Au risque de paraitre ringard, je ne connaissais The Kooks que de nom.

A tel point que je fus surpris en découvrant qu’ils avaient soufflé la tête d’affiche à CSS.

A l’entracte, je fis une rapide recherche Google pour découvrir que c’était un des groupes anglais du moment.


Grosses ventes outre manche. Influences Blur, Pulp, Supergrass…

Bref, tout pour contenter l’honnête fan de pop anglaise que je suis!

Pourtant, dès l’apparition de ces quatre gars dans le vent, je suis mal à l’aise.


Pour le moins un peu nostalgique dans un premier temps.


D’un coup, je repars presque 13 années en arrière.

Je suis au Summum de Grenoble, le 31 Mars 1996, et j’assiste avec mon frangin au seul concert que j’ai jamais pu voir de mes héros de l’époque.


Je n’avais pas encore 20 ans. Mon frère encore moins. Et nos parents avait bien voulu nous déposer devant la salle en milieu d’aprés-midi et venir nous attendre en fin de soirée, alors que nous habitions à quelques centaines de kilometres de là.

J’étais alors une espèce de triste clone d’un Liam Gallagher qui aurait admiré Noel Gallagher.
Et j’étais sincèrement convaincu qu’Oasis finirait par être reconnu par tous comme le plus grand groupe de rock du monde…

The Kooks entre en scène. attitude typiquement nonchalante du groupe anglais qui arrive en terrain conquis.

J’adore!

Du Oasis des débuts en version sans cocaïne…

Les premiers morceaux s’enchainent, et le malaise arrive.

Je pense à Cast, The Bluetones. Un peu plus près The Libertines.

Tous ces groupes qui peuplent le cimetière des éléphanteaux de la pop made in UK.

A côté de moi siègent deux gamines qui avaient à peine applaudi CSS quand je me dandinais sur mon siège.


Elles sont désormais debout, et crient à toutes les premières notes de chaque morceau, quand je m’oblige à poliment applaudir.

Le malaise persiste.

Pas parce-que je n’aime pas ou que ce ne soit pas mon truc.

J’adorerais par exemple assister à un concert de Mireille Matthieu rien que pour l’experience, et sans problèmes a priori à ce que cela ne soit pas mon trip.

Le malaise persiste parce-que je ne suis PLUS à ma place.

Ce groupe est probablement le fleuron actuel de la musique que j’aime.

Comme dit Johnny, toute la musique que j’aime, elle vient de là. De cette île de l’autre côté de la Manche…


Et je réalise que, ce n’est plus tout à fait ma came.

Et je comprends que c’est désormais la leur à tous ces mômes.

Et quelque part, je les envie. J’ai envie de les encourager. De leur gueuler après : “Profitez-en à fond les mioches! Aimez ça jusqu’à plus soif!”

Alors quand le groupe entame la chanson Do You Wanna, et leur chanteur énoncent les mots “Do you want to make love to me, I know you wanna make love to me”, c’est le signal que j’attendais.

Je dois partir.

Je n’ai plus la légèreté pour croire que c’est encore la musique qui me parle.

Je pars et par la même, coupe le cordon avec ma patrie musicale.

Je quitte le Zenith. Pas fâché. Sans même me dire que j’ai perdu ma soirée.

Mais mon chemin musical est ailleurs…


En sortant, je constate que des parents approchent en rangs désordonnés des grilles du Zénith.

J’en regarde certains qui ne me paraissent guère plus âgés que moi.

Je leur souris et leur dit en pensée : “Ces Kooks ne sont pas dingues. J’ai verifié. Vos enfants sont entre de bonnes mains…”



The Kooks - See the Sun - Live au Zénith de Paris - 17 Novembre 2008


PS1 : Merci, une nième fois, à Oliver Peel pour la photo.

PS2 : Pas de vidéo personnelle du concert faute de batterie. MAis celle-ci est très réussie, non?



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[Karmacoma] The KILLS

30.10.08 mis en ligne par Fred
Attention jub de Karmacoma.fr est un délinquant.. Le billet que vous allez lire est issu d'un fou délirant... Je me vois obligé toutefois de l'accepter comme premier membre historique du comité de rédaction de la blugture ( nous en reparlerons ).. Heureusement un commissaire l'a interrogé.. Voici le script de l'interrogatoire :

The Kills


Monsieur le commissaire, quelques heures avant de partir pour Le Bataclan, l’enquête sur ces deux lascars était vraiment prometteuse.



Tout d’abord, leur dernier album, Midnight Boom. Un de ces diamants brut, une pépite rock instantanément inoubliable.

Ensuite, je gardais le souvenir d’une de leurs prestations il y a quelques années en première partie de Franz Ferdinand. Plus pour la scénographie très sexuelle que pour la playlist à vrai dire…

Et enfin, un bouche-à-oreille fameux de leurs deux premiers passages parisiens plus tôt dans l’année.


En somme, monsieur le commissaire, un faisceau d’indices suffisament concordant. De quoi justifier d’arpenter une petite heure le bitume devant le Bataclan pour dégoter une place pour ce concert évidemment sold-out.



Mais monsieur le commissaire, je ne m’attendais pas à un tel forfait!


Holy Fuck!!!


Déjà quand ils sont entrés tous les deux, seuls, cela paraissait bien curieux… Depuis quand on fait du rock sans batterie? Ils ont eu beau débuter en hurlant “We ain’t born typical” (U.R.A. Fever), j’ai trouvé ça bizarre…


Un bassiste au moins?


Mais vous n’y songez pas monsieur le commissaire. Lui s’occupait de tout avec sa “boite à rythme” et sa guitare. De temps à autre, elle prenait la sienne pour le seconder. Comme lorsqu’elle a invoqué son fameux Alphabet Pony.


Mais ils sont curieux ces deux-là monsieur le commissaire. Des âmes soeurs soit disant… C’est pas moi qui le dit vous savez, c’est elle! Et clairement, quand elle lui fredonnait “my little tornado, my little hurricano” (Last Day of Magic), les yeux dans les yeux seulement séparés de quelques centimètres, personne dans la salle n’en doutait.



Quand est-ce que le forfait a eu lieu monsieur le commissaire?

Tout le monde a immédiatement senti tout de suite qu’il était en train de se passer un truc grave. Mais pour moi, c’est totalement parti en vrille sur ce Getting Down bestial enchainé par un Cheap and Cheerful jouissif.


Des preuves monsieur le commissaire?

C’est simple, sur le morceau suivant, j’ai dansé comme un gorille emphétaminé sans même connaître le morceau.


Oh je ne suis pas le seul à m’être fait prendre monsieur le commissaire. Nous étions bien 1500. Il y eut même un de mes camarades spectateurs pour monter sur scène habillé en BIOMAN. Il n’avait fait que suivre leurs ordres après tout: “I want you to be crazy cos’ you’re stupid baby when you’re sane.”



De l’hypnose ?

Sans doute monsieur le commissaire, sans doute…


Après, je ne sais plus trop monsieur le commissaire. Un rappel, le public en feu, Black Balloon me semble-t’il, et un dernier morceau qu’ils ont tous deux terminés à genoux au milieu de leurs effluves sonores industrielles et inimitables…


Tout cela est passé si vite… Mais c’était tellement bon monsieur le commissaire…


Hypnotisé?


Oui. Sans doute monsieur le commissaire, sans doute…


Un dernier indice?

Mon twit à chaud…


Oui, monsieur le commissaire, je vous le confirme, hier soir, The Kills m’a tuer…


The Kills - U.R.A. Fever - Live from Le Bataclan - 28 Octobre 2008

Merci à l’excellent blog rockerparis d’avoir saisi ces deux magnifiques portraits!
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[KARMACOMA] : The Divine Comedy

24.9.08 mis en ligne par Fred
À la phrase « Hier soir, à la Cité de la Musique, c'était Palavas-les-Flots ! », des frissons m'ont envahi... merci !! Troisième billet de Jub sur la Blugture. Il ne déroge pas à la règle de partager le bonheur. Merci...

The Divine Comedy





Quand j'étais môme, j'ai habité quelques années près de Montpellier. De temps à autre, mes parents nous faisaient la surprise de nous emmener à la grande fête foraine de Palavas-les-Flots.

J'adorais ça. Pendant quelques heures, ça partait dans tous les sens ! Train fantôme, Cracheurs de feu, Galerie de miroirs, barbapapas, etc. The very best of la fête foraine !

Si mon petit frère se devait à l'époque d'assurer le rite de la crise de larmes lorsque l'heure de partir arrivait, j'étais pour ma part totalement repu de ces instants incroyables.

Tant de détails à nous re-raconter que la demie-heure de voiture qui suivait était insuffisante pour tout décrire.

Hier soir, à la Cité de la Musique, c'était Palavas-les-Flots !

Mais mon frangin, coincé dans une piaule d'hôtel à Nancy, n'était pas là. Et il m'a manqué le bougre, car je fus frustré de n'avoir personne avec qui partager ces futurs souvenirs
éternels...

Si j'avais pris le temps de me poser la question, j'aurais bien fini par deviner ce que Neil et sa bande tramaient.

Entre nous, ils n'avaient rien à faire ici.

Pas de nouvel album, deux concerts parisiens isolés de toute tournée européenne...

Neil Hannon est francophile bien sûr...

Rappelant à l'envie son admiration pour Brel ou Gainsbourg... Hum...

Concerts parisiens uniquement... Hum...

Bon sang, mais c'est bien sûr. The Divine Comedy vient chanter son amour de la chanson française !

Bah fuck alors !

Pourtant, je ne pensais qu'à un clin d'oeil inaugural et magistral quand les premiers mots d'Amsterdam de Brel ouvrirent le set.

Europop est d'ailleurs vite venu remettre les choses en ordre.

Sauf que pour annoncer le troisième morceau, Neil dit timidement dans un français à la sauce rosbif « poupée de cire, poupée de son »...

Ça commençait à devenir louche...

Pas le temps d'halluciner que le poppy Generation Sex nous ramène à nouveau aux affaires courantes.

Mais il continue le coquin ! Et reprend une des chansons écrites il y a 2 ans pour Charlotte Gainsbourg, The songs that we sing.

3 reprises d'artistes français sur les 5 premiers morceaux ? Le compte est bon !

Ayant noté le second pupitre installé sur la scène, j'espère même quelques instants voir la discrète Charlotte monter sur scène...

Patience, Jub, Patience...

Il faut attendre un peu.

En dégustant un fantastique Les playboys, tellement incongru que j'ai la pulsion de le partager immédiatement.

Puis les plus traditionnels sautillements de poppeur de Becoming more like Alfie, la majesté de When the lights go out all over Europe avant une reprise non-moins surprenante de l'élégant Anita Petersen de Delerm...

Et enfin, le premier guest arrive...

C'est le Vincent en question qui se pointe pour massacrer chanter-à-la-Delerm Songs of Love.

Et ainsi de suite pendant 2 petites heures...

Brassens et Les copains d'abord...

Gainsbourg qui croise Air sur une reprise d'Initials BB remixée avec Sexy Boy...

Daphné est alors sur scène, et prêtera encore sa voix puissante pour partager le somptueux If...

Tonight we fly enchante la salle pour conclure plus classiquement la première partie du set.

Le bouquet final débute avec Joe le Taxi (!!) au cours duquel Delerm réapparait sur scène pour singer la Vanessa d'il y a 20 ans.

Puis National Express nous prépare à l'apothéose, ce petit quelque chose qui nous manquait pour que la saveur délicate de ce spectacle magique dure jusqu'au week-end.

Conclusion twittée à chaud...

Don't tell anyone but... NEIL HANNON IS A PURE GENIUS !!! He's alive and well and was playing in Paris tonight.

À froid, je ne dirais pas mieux.

Playlist :

Amsterdam (Brel) / Europop / Poupée de Cire (France Gall) / Generation Sex / The songs that we sing (écrit pour C. Gainsbourg) / Les Playboys (J. Dutronc) / Becoming more like Alfie / When the lights go out all over Europe / Anita Petersen (Delerm) / Songs of Love (Guest Vincent Delerm) / Home (écrit pour J. Birkin) / Our Mutual Friend / Les copains d'abord (Brassens) / A lady of a certain age / Initials BB (Gainsbourg) + Sexy boy (Air) (Guest Daphné) / If... (Guest Daphné) / L'amour est bleu (Vicky Leandros) / The Summerhouse / Je changerai d'avis (F. Hardy) / Tonight we fly // Joe Le Taxi (V. Paradis) / National Express // Something for the Week-End.








The Divine Comedy - Amsterdam (Jacques Brel) - Live in Cité de la Musique (Paris)

Par Jub.
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[jub] - Coldplay à Bercy - Life in Technicolor

18.9.08 mis en ligne par Fred
Cette série de concert de Coldplay semble avoir été magique et juste irrésistible et je ne cesse d'en entendre parler. Ce billet entre autre montre l'ambiance du concert .. Merci JUB2609 de m'avoir proposé ton billet. Voici un diaporama qui donne une bonne idée de la folie du concert.. rhaaa pourquoi j'ai loupé ça ???
LCDLS 35-36/2008 - Life in Technicolor



DevilJub a fait sa forte tête cette semaine... Mais, en privé, il a admis qu'il l'avait quand même bien kiffé le show de Coldplay...


Bien sûr, il préfèrera toujours la sincérité d'un concert à la superficialité d'un show.

Il s'interroge toujours sur le décalage qu'il ressent entre les mots de Chris Martin, le poète, et les arabesques du pourtant même Chris Martin
sur scène, "le danseur". Danse aussi bien/mal que moi ce mec!


Et bien sûr, il aimerait les voir à nouveau dans une plus petite salle... Un jour
peut-être...
Même à 200 Euros la place...



En attendant, lui comme moi, c'est bien Coldplay qu'on a encore et toujours ré-écouté cette semaine.



Et même si les mots Just because I'm losing, doesn't mean I'm lost
ou
When the future's architectured by a carnival of idiots on show, you'd better lie low ont tourné au fond de notre
esprit cette semaine, c'est ce merveilleux morceau, instrumental et positif, fabuleuse rampe de lancement de concert, qui s'est imposé cette semaine...




Saisi depuis le centre de la fosse de Bercy, cela vous permettra de surcroit de juger de l'ambiance bouillante qui règnait à Bercy ce soir
là...








par jub
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[JUB] Répliques sismiques de Portishead

12.5.08 mis en ligne par Fred
Cette aprés-midi j'ai retrouvé l'auteur de Karmacoma pour une belle balade au soleil, Paris cette superbe ville était aujourd'hui complétement inondée ... Autour d'une glace je lui ai reparlé dce ces twits sur Portishead .. il m'a racontée :

"J'ai eu du mal à redescendre , il y avait qque choses de spirituel dans ce cas. Dans sa musique il y a une telle émotion qu'elle vous parle directement à vous. Aux amis auquel j'ai pu parler et qui sont aller le lendemain , m'ont confirmé cette émotion..."

etc .. ou à peu prés, le ton était là, le plaisir dans le regard, les yeux qui s'échappait presque un peu hagard... on comprend mieux ce billet. J'ai hésité lorsque j'ai vue ces émotions s'exprimer je n'aurai pas dû voici avec un peu beaucoup de retard le billet qu'il avait écris une heure aprés la principale secousse...

Portishead





Le concert s'est terminé il y a plus d'une heure... Je reste sans voix après m'être laissé emporter loin, très, très loin par la
sienne...




Quand la mort viendra me chercher, c'est avec la voix de Beth Gibbons que mon âme fera résoner les regrets, les oublis, les actes manqués de
cette vie là...

Le concert aurait pu durer trois heures, toute la nuit, toute la semaine, je ne m'en serais pas rendu compte. J'etais si loin là haut...


Quand la voix de Beth vient parler à mon âme, ses mots aussi poignants, violents et beaux qu'ils puissent être, sont inutiles.

Quand la voix de Beth m'emporte, mon âme est à genoux, en position foetale, tordue par la douleur de ce qu'elle ne parvient pas à vivre ici

bas....




Merci. Merci. Merci.



Plus de détails, à froid, un peu plus tard...



...Did you really want...


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[JUB] Gonzales

23.4.08 mis en ligne par Fred
Sachant que ce blog a vocation d'être collectif .. Je me permets de vous présenter ce que j'aurai aimé voir sur mon blog, Ce billet est sur Karmacoma et écris par mon camarade de seesmic, Jub J'ai évidemment son autorisation pour le reproduire , Merci !!!


Tout bien réfléchi, mon billet
pourrait (devrait?) ne faire que deux lignes:



" Ouaah! Gonzales, c'etait... Euh... Enorme... Euh... Indescriptible... Euh... Pas résumable... Non, Vraiment, il fallait y être! Il repasse par l'Olympia en décembre, prenez vos places tant qu'il en reste!"


Mais bon, toi lecteur anonyme mais régulier, tu me connais! Je suis un peu comme Cali l'autre soir, je ne sais pas vraiment faire court...


Gonzales...

Ce mec est not right in his head, et j'adore ça!

Ce mec est inclassable, et j'adore ca!

Ce mec balance un spectacle plutôt qu'un concert, et devinez quoi?, j'adore ça!

Premier concert de Gonzales. Premier concert à l'Européen aussi, petite salle théâtrale aux abords de la place de Clichy. Arrivé un peu à la bourre, je m'assois par terre à quelques encablures de la scène.

Le Gonz entre en scène, frappant calmement et régulièrement sur une seule touche de son piano pendant quelques minutes. Il donne le La aux membres de son groupe, le Together ensemble, qui, un par un, le rejoignent sur scène pour débuter le set par un excellent Unrequired Love. J'aime saisir en vidéo le premier morceau car il donne souvent le ton du reste du concert. Assis à même le sol, dans l'ambiance intimiste de ce début de spectacle, j'ai ce soir une gêne à sortir le N95. Et puis finalement ce soir, ce premier morceau ainsi que le suivant (Map of the world, pour lequel j'ai quand même osé dégainer), n'était qu'un échauffement.


Dès le debut du troisième morceau, Gonz quitte son piano, et demande au public du parterre de se lever. Nous nous ne rassirons évidemment plus. Les morceaux s'enchainent avec une énergie
incroyable. Gonz descend dans le public, joue avec le public, monte sur les épaules d'un homme en costard-cravate. Gonz, parlant de la "canadian chick... Feiiiiiist" feint de s'emporter par un "I
made her!!!". Gonz met en scène une brouille avec son groupe qui quitte la scène pour le laisser seul au piano (Magnifique Gogol).

La première partie se termine sur un Working Together qui remplit de bonne humeur, avec 4 danseurs rejoignant le groupe sur scène.


Premier rappel à fond avec une reprise de Easy Lover de Phil Collins, suivi d'un énorme (NDLR : oui, j'ai assez peu d'adjectifs disponibles dans mon vocabulaire...) You snooze, you lose.

Second et dernier rappel. Seul au piano, Gonzales conclut sur le bizarre Singing Something, pendant qu'un des ses musiciens, derrière lui, réalise un tour de magie avec Le Figaro du
jour...

L
e spectacle a duré une grosse heure et demie. Tout le monde sort heureux, le sourire jusqu'aux oreilles d'avoir reçu autant de bonnes choses d'un être exceptionnellement décalé.

Gonzales - Map of the World


par jub
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